mercredi 9 mai 2012
La bombe @
mercredi 9 mai 2012 à 10:51 :: PlanetAgora
L'impact de la mondialisation sur la culture
mercredi 9 mai 2012
mercredi 9 mai 2012 à 10:51 :: PlanetAgora
L'impact de la mondialisation sur la culture
lundi 9 avril 2012
lundi 9 avril 2012 à 11:44 :: PlanetAgora
Rio+20 risque d’être victime de la crise économique et financière qui polarise l’attention médiatique et politique et relègue dans l’ombre toute autre question qui ne soulève pas instantanément une forte émotion. Le séisme qui a frappé Fukushima en mars 2011 a disparu des écrans sans qu’on en ait tiré les conséquences. À l’évidence insoutenable, le modèle néolibéral avec son corollaire consumériste est encore présenté comme la voie vers la croissance confondue avec le développement. Pour amorcer l’indispensable changement de paradigme, il faut reconnaître qu’il n’y a pas d’exemple de développement réussi et viable sans ancrage réel dans la culture d’une société. La culture n’est pas l’un des piliers du développement, elle en est l’assise et le moteur. Le tournant crucial que devrait en conséquence engager Rio+20, c’est de prendre en compte le nouvel écosystème symbolique que fait émerger la mondialisation culturelle et ses conséquences sur la sécurité culturelle qui n’est pas moins importante que celle de l’écosystème physique. jeudi 5 avril 2012
jeudi 5 avril 2012 à 11:41 :: Publications
« La mondialisation oblige à penser ensemble les multiples dimensions du politique : ni exclusivité ou sacralisation de l'État, ni primat de l'économie ou diabolisation de l'entreprise, ni sanctuarisation de la culture ou relativisme culturel, mais reconnaissance d'interdépendances multiples et dialectiques, et recherche de leur articulation par la voie politique. » (p. 207). Voilà qui résume en quelques mots le contenu de cet ouvrage dans lequel Jean Tardif et Joëlle Farchy situent globalement les enjeux géoculturels en proposant de les inclure dans la gouvernance mondiale sur le même pied que les enjeux géopolitiques et géoéconomiques, avant d’en appeler à la promotion du pluralisme culturel par la création d'une instance politique d'un type nouveau : un conseil mondial des cultures. Les propos de ce livre dépassent ainsi de loin ce qui pourrait n'être qu’un constat amer ou qu'une simple prospective concernant les enjeux de la mondialisation culturelle : les auteurs y développent les fondements théoriques d’un programme politique ambitieux. lundi 19 mars 2012
lundi 19 mars 2012 à 12:40 :: Publications
Dans Parlons mondialisation en 30 questions , un doc' en poche
de la Documentation française, le politologue Eddy Fougier propose de façon très synthétique une réponse à trente questions que soulève la mondialisation.
dimanche 26 février 2012
dimanche 26 février 2012 à 09:41 :: PlanetAgora
avec les conférenciers : Valérie Lion, Directrice adjointe du service Économie de l’Express et Jean Musitelli, ancien ambassadeur de France auprès de l’Unesco
Ce débat aura lieu à la Délégation générale du Québec à Paris (66 rue Pergolèse, Paris 16e), le mardi 6 mars 2012 à 18h.
Nous vous invitons à confirmer votre présence Ã
jeudi 26 janvier 2012
jeudi 26 janvier 2012 à 09:45 :: Francophonie
À l’heure de la mondialisation et de la standardisation commerciale, vivre et s’épanouir en français relèvent‑ils de l’utopie ? Comment préserver la richesse de l’écriture quand les échanges se limitent de plus en plus à 140 caractères ? Peut‑on vraiment espérer « vivre de son art » en français ?Le Forum mondial de la langue française proposera aux participants de tous les continents des échanges portant sur la place et l’avenir du français.
Cet événement permettra aux participants de partager leur amour de la langue française et leurs meilleures idées. Aux grandes discussions s’ajouteront de nombreuses festivités et activités culturelles.
jeudi 24 novembre 2011
jeudi 24 novembre 2011 à 15:50 :: Événements
Débat organisé par la coalition française pour la diversité culturelle lundi 12 décembre de 14h30 à 18h15 au Théâtre du Vieux-Colombier (21 Rue Vieux-Colombier, Paris 6e)
RSVP : Martine Schnitzler : 01.40.23.45.14 – contact@coalitionfrancaise.org
Le numérique est-il une chance pour la création ? A contrario remet-t-il en cause le modèle actuel de soutien au financement et à la diffusion des œuvres culturelles ? Sans catastrophisme ni enthousiasme exagéré, le débat permettra de mieux cerner les opportunités offertes par le numérique. Quels sont les liens à construire ou à renouveler entre la politique culturelle et l’essor de l’économie numérique ?
14h30-16h00 : Diversité culturelle 2.0 : une chance pour la création ?
L’émergence de l’économie numérique a bouleversé la vie de nos concitoyens. Elle a aussi modifié en profondeur l’économie générale de la création et de son financement. La chute du marché du disque, le développement de la contrefaçon numérique, la profusion de l’offre culturelle, le mouvement de numérisation des œuvres et des salles de cinéma sont quelques exemples qui l’illustrent. Un état des lieux de ces mutations qui ont touché les industries culturelles mais aussi les consommateurs et les créateurs et des enjeux de demain par :
Véronique CAYLA *, présidente d’ARTE
Antoine GALLIMARD, Président des Editions Gallimard et du Syndicat National de l’Edition
Jérémie MANIGNE, Directeur général Innovation, Services et Contenus de SFR
Radu MIHAILEANU, Cinéaste : Trahir ; Train de vie ; Va, vis et deviens ; Le Concert ; La Source des femmes, …
Bruno PATINO, Directeur général délégué au développement numérique de France Télévisions
Nicolas SEYDOUX, Président de GAUMONT et de l’ALPA (Association de Lutte contre la Piraterie Audiovisuelle).
Animé par : Bernard MIYET, Vice-Président de la Coalition française pour la diversité culturelle, Président du directoire de la SACEM
16h15-17h45 : Diversité culturelle : quelle régulation ?
La défense de la diversité culturelle autour des mesures de soutien à la création et aux industries culturelles a toujours été un élément fort de la politique culturelle française, au-delà des clivages partisans. Mais, aujourd’hui, la capacité de maintenir une exigence élevée en faveur de la diversité culturelle semble davantage relever de la politique européenne et de la mise à contribution des nouveaux acteurs de l’Internet, souvent américains et localisés hors de France. Cette nouvelle donne sera-t-elle source de nouvelles régulations ? Des éléments de réponse apportés par :
Jean-Eric de COCKBORNE, Conseiller auprès du Directeur général de la Société de l’Information et Médias de la Commission européenne
Aurélie FILIPPETTI *, Députée de Moselle
Ignasi GUARDANS, ancien Directeur des affaires publiques de l'UER (Union Européenne de Radio-Télévision), ancien Directeur de l’Instituto de la cinematografÃa y de las artes audiovisuales et ancien député européen
Dahlia KOWNATOR, Directrice générale adjointe de la Fédération Française des Télécoms
Jean MUSITELLI, , Ancien ambassadeur de France auprès de l’UNESCO, Membre du Comité permanent de la commission nationale française pour l’UNESCO, Membre titulaire de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (HADOPI)
Marc TESSIER, Président de VIDEOFUTUR, du Syndicat des Editeurs de Vidéo à la Demande et membre de la mission sur la télévision connectée
Jacques TOUBON, Ancien Ministre, Délégué de la France pour la Fiscalité des biens et des Services culturels
Animé par : Pascal ROGARD, Président de la Coalition française pour la diversité culturelle, Directeur général de la SACD
17h45 : Clôture des débats par Frédéric MITTERRAND, Ministre de la Culture et de la Communication
Cocktail
*sous réserve
Créée en 1997 contre l’A.M.I. (accord multilatéral sur l’investissement négocié à l’OCDE), la Coalition Française pour la Diversité Culturelle, rassemble les organisations professionnelles de la culture (cinéma, télévision, spectacle vivant, édition, musique, arts graphiques et plastiques et multimédia). Elle défend la diversité culturelle et coordonne les objectifs que veulent défendre ensemble les professionnels auprès des pouvoirs publics français, européens et internationaux www.coalitionfrancaise.org
mardi 28 juin 2011
mardi 28 juin 2011 à 11:50 :: Publications
« __Télévision, l’ère du numérique__ », publié par la Documentation française dans la collection Les Études, consacrée aux évolutions du monde contemporain
Alors que le passage à la télévision tout numérique se fait progressivement en France, La Documentation française publie « Télévision, l’ère numérique », préfacé par Xavier Gouyou Beauchamps, ancien président de France télévision – dans la collection Les Etudes.
Télévision, l’ère numérique, Coll. : « Les Études » n° 5329-30 232 p, 14,50 €
Disponible en librairie et en ligne : www.ladocumentationfrancaise.fr

Le temps est loin où la télévision pouvait réunir jusqu’à 80% des foyers autour d’un même programme ! En multipliant canaux et modes d’accès, le numérique semble diluer la télévision dans un ensemble multiforme de moyens de communication. Est-elle pour autant appelée à disparaître en tant que média de masse créateur de lien social ? Certains « visionnaires », impressionnés par la force des évolutions en cours, se plaisent à le prédire, décrivant un monde futur libéré de la dictature des grandes chaînes et de leurs programmateurs.
Télévision, anatomie d’une mutation, publié par La documentation Française, dresse au contraire le tableau d’un média qui n’a rien perdu de sa force dans sa conversion au numérique, en dépit des transformations profondes qui l’accompagnent (le record de la durée d’écoute a été battu en 2010 avec une moyenne de 3 heures 32 par individu et par jour).
Dans cet ouvrage, dirigé par Jean-Charles Paracuellos et Pierre-Jean Benghozi, les meilleurs spécialistes, praticiens et universitaires, économistes et analystes des comportements, démêlent un à un les fils embrouillés de ce média devenu polymorphe.
Décrivant avec lucidité les changements qui affectent la télévision et les réinscrivant dans son évolution sur le long terme, ils mettent en évidence les enjeux réels de la profonde mutation en cours, tant pour les opérateurs que pour la société.
La dernière partie de l’ouvrage traite la délicate question de la régulation de la télévision, qui peine à trouver sa juste place entre les croyants en la conscience collective d’une humanité en réseau, les adeptes d’une information libre et autorégulée, et les tenants d’un contrôle drastique des dérives qui menacent la société.
Les auteurs :
• Jean-Charles Paracuellos, ancien cadre dirigeant de France Télévision ;
• Pierre-Jean Benghozi, directeur de recherche au CNRS, spécialiste de l’économie du numérique et des médias ;
• André LANGE, responsable du Département Information sur les marchés et les financements de l'Observatoire européen de l'audiovisuel (Conseil de l'Europe) ; • Jean DACIÉ, Délégué Général de l’AFDESI (Association For the Development of Enhanced TV Services and Interactivity) et fondateur de Digi-TV ;
• François JOST, professeur à l’université Paris III-Sorbonne nouvelle, où il dirige le Centre d'études sur l'image et le son médiatiques (CEISME), et fondateur de la revue « Télévision ».
• Philippe SANTINI et François OBER, respectivement Directeur général et responsable des Études Prospectives de France Télévisions Publicité ;
• Laurent FONNET, Coordinateur des Antennes de Bolloré Média ;
• Nathalie SONNAC, professeur à l’Université Panthéon-Assas où elle dirige le Département d'Information et de Communication (IFP) ;
• Bertrand COUSIN, Senior Counselor de la société APCO Worldwide et ancien Directeur du SJTI ;
jeudi 23 juin 2011
jeudi 23 juin 2011 à 12:10 :: PlanetAgora
Intervention sur la place et le rôle du français dans la mondialisation linguistique
Dans le cadre du colloque organisé à Paris le 20 juin 2011 dans le cadre des manifestations marquant le 50e anniversaire de la Délégation général du Québec en France sur le thème Le français et la montée des pays émergents_, Robert Philippson, professeur émérite à la Copenhagen Business School au Danemark, a présenté une brève mais remarquable communication dont il a bien voulu autoriser la diffusion sur le site de PlanetAgora.
Les vues critiques de cet auteur sur l'extension de l'anglais auraient avantage à être mieux connues et prises en compte par tous ceux qui militent pour une défense pragmatique et non seulement théorique du multilinguisme. M. Philippson montre que le Global English est loin d'être neutre mais s'inscrit bien dans une stratégie globale comme cela a été souligné à plusieurs reprises sur ce Forum en rappelant notamment l'article In Praise of Cultural Imperialism? publié par David Rothkopf dans la revue Foreign Policy (Summer 1997).
mercredi 15 juin 2011
mercredi 15 juin 2011 à 17:11 :: Publications
Nouvelle parution chez Les Éditions du Bord de l'eau
Deuxième ouvrage de la Collection Mondialisation, culture et communication des Éditions Bord de l'eau, Les enjeux de la mondialisation culturelle sort en librairie fin juin 2011.
Cet ouvrage est préfacé par le Secrétaire général de la Francophonie, M. Abdou DIOUF.

Présentation de l'éditeur :
«Choc des civilisations», «Djihad versus McWorld», «exception culturelle»: c’est ainsi qu’est abordé à partir du milieu des années 90 le rôle de la culture dans les affaires mondiales. Depuis lors, les questions identitaires - donc culturelles - se sont imposées partout avec une acuité nouvelle, comme en témoignent les craintes suscitées par l’élargissement de l’Union européenne, l’affaire des caricatures de Mahomet dans un journal danois ou le débat sur l’identité nationale en France. La mondialisation culturelle modifie les conditions dans lesquelles se déroulent les interactions entre les sociétés et leurs cultures. Dans la sphère médiatique globalisée, de plus en plus soumise à la logique économique, c’est aussi la maîtrise des symboles qui se joue, c’est à dire la structuration des imaginaires. Du coup, la différence entre les valeurs, les visions du monde et les modes de vie acquièrent une importance décisive. La question la plus importante que pose la mondialisation n’est pas celle de savoir comment commercer davantage, mais plutôt de décider comment vivre ensemble à l’échelle planétaire avec des différences culturelles qui ne cessent de se renouveler.
Cet ouvrage situe les enjeux géoculturels dans une perspective stratégique. Il propose de les inclure, sur le même pied que les enjeux géopolitiques et géoéconomiques, dans la gouvernance mondiale que le système international actuel ne suffit plus à assurer. Les politiques nationales, indispensables pour gérer les conséquences de la mondialisation, ne pourront être efficaces que si des entités géoculturelles s’instituent comme ères d’interactions culturelles privilégies. L’Europe des cultures, la Francophonie et l’Ibéro-Amérique, notamment, pourraient constituer des laboratoires du pluralisme culturel mondial et des alternatives crédibles à la perspective des chocs de civilisation.
Les auteurs :
Jean Tardif a été professeur d’Anthropologie au Congo (École nationale de droit et d’administration et Université de Lubumbashi) et à Montréal. Il a ensuite occupé divers postes au sein de la diplomatie québécoise, notamment celui de délégué général du Québec à Bruxelles et de Directeur général des politiques. Depuis 1999, il est Délégué général de l’Association PlanetAgora qui veut susciter les débats publics sur les enjeux extranationaux.
Économiste, Joëlle Farchy est professeur de Sciences de l’Information et de la communication à l’université de Paris 1 et membre du Centre d’économie de la Sorbonne, Paris 1-CNRS. Cette spécialiste de l’économie des industries culturelles et du droit d’auteur a notamment publié La fin de l’exception culturelle (CNRS Éditions, 1999), Internet et le droit d’auteur (CNRS Éditions, 2003), Et pourtant ils tournent, Économie du cinéma à l’ère numérique (INA, coll. Médias/Essais, 2011).
mercredi 15 juin 2011 à 16:52 :: Publications
Nouvelle collection des Éditions Le Bord de l'eau : Mondialisation, culture et communication
dimanche 12 juin 2011
dimanche 12 juin 2011 à 19:12 :: Événements
20 juin 2011 : 14h30 - 18h30 - Théâtre de l'Alliance française, 101, boulevard Raspail, 75006
jeudi 24 février 2011
jeudi 24 février 2011 à 17:48 :: Événements
It’s sustainable economy that matters!
Economic development and the role of professional language service providers
dimanche 20 février 2011
dimanche 20 février 2011 à 23:03 :: Événements
Le sens proverbial de l’accueil et de l’organisation du pays hôte en fera certainement un événement réussi. Voilà sans doute une occasion intéressante de rencontre et de concertation des plus hauts responsables de quelque 70 États et gouvernements qui ont adhéré à l’Organisation internationale en qualité de membres ou d’observateurs.
Original par sa composition, ce Sommet ne serait-il qu’un forum supplémentaire pour évoquer les sujets d’actualité ou des questions dont sont chargées d’autres organisations internationales ? Ou traitera-t-il d’enjeux spécifiques ? » Lire la suite
- Première table ronde : Que voulons-nous faire ensemble pour développer une aire d’échanges culturels privilégiés ?
Modératrice : Hannelore LEE-JAHNKE, professeur à l’École de traduction et d’interprétation, Université de Genève -
Participants :
René CHAMUSSY, recteur de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth -
Michèle BERGADAÀ, professeur ordinaire, Faculté des Sciences économiques et sociales, Université de Genève -
Philippe CHANTEPIE, chef du département des études et de la prospective, Ministère de la Culture et de la Communication, France -
Gérard MORDILLAT, écrivain et cinéaste, Paris -
Pierre MOUNIER, directeur adjoint, Centre pour l’édition électronique ouverte (CLEO) (CNRS) - France -
Anne-Marie Autissier , maître de conférences, Institut d’études européennes de l’Université de Paris 8
- Deuxième table ronde : Que voulons-nous faire ensemble pour développer un espace médiatique commun aux parlants-français ?
La Francophonie à 40 ans : quels projets pour les parlants-français ?
mardi 15 février 2011
mardi 15 février 2011 à 18:25 :: PlanetAgora
Aymeric Durez présente, dans un mémoire|fr] préparé dans le cadre de ses études à l'IFRAMOND, une analyse bien documentée et critique de la politique suivie par la France à l'égard de la Francophonie multilatérale.
http://www.sudoc.abes.fr/DB=2.1/SET=1/TTL=1/CMD?ACT=SRCHA&IKT=1016&SRT=RLV&TRM=aymeric+durez
Ce travail devrait intéresser tous ceux qui s'intéressent à l'évolution de la Francophonie et qui s'interrogent sur son élargissement qui ne semble s'accompagner ni d'engagements forts dans des actions communes, ni d'augmentation des ressources.
Par-delà les affirmations solennelles de la priorité accordée par le gouvernement français à la Francophonie, on peut s'interroger sur la conception française qui semble considérer la Francophonie davantage comme une aire d'influence que comme une organisation qui pourrait illustrer les nouvelles modalités de l'action politique multilatérale qu'appelle la maîtrise de la mondialisation culturelle.
Cette conception n'est pas seulement celle de l'appareil politique et administratif.
Dans son récent livre "La France est-elle finie?" Jean-Pierre Chevènement parle avec éloquence de l'Europe comme une aire d'intervention prioritaire pour la France mais il reste complètement silencieux sur la Francophonie.
Même carence dans le livre que vient de publier Olivier Poivre d'Arvor en faveur d'une politique culturelle française audacieuse : aucune considération sur un axe d'action de cette politique que pourrait constituer la Francophonie !
Ces exemples doivent être rapprochés de l'appel récemment lancé par le Président des Grandes écoles qui demande l'abolition de la Loi Toubon afin que les établissements français puissent enseigner en anglais et ainsi attirer les meilleurs élèves. Comment comprendre cette affirmation paradoxale : c'est ainsi qu'ils deviendront des francophones ?... Que signifie "devenir francophone" ? Et quels motifs auraient-ils de vouloir le devenir ?
On peut se demander si ces établissements n'attireront pas surtout ceux qui n'auront pu être admis dans les établissements anglophones.