mercredi 31 mai 2006

Islam et Occident : au-delà des représentations

BABELMED donne accès à plusieurs communications présentées lors de ce colloque, notamment :

Redonner profondeur et complexité à la Méditerranée, par Nathalie Galesne

Quatre ans de travail journalistique d'un réseau méditerranéen indépendant, par Catherine Cornet

Médias arabes, médias occidentaux: guerre des images, guerre des imaginaires?, par Khaled Fouad Allam

Ce même site présente, sous la signature de Giovanna Tanzarelle, un compte rendu 1ères Assises de la mobilité en Méditerranée qui se sont tenues à Fès du 12 au 14 mai 2006

Identités plurielles et langue maternelle

Peut-on perdre sa langue maternelle ? Cette question se pose de façon très concrète à un nombre croissant de personnes qui vivent dans un contexte différent de celui de leur origine plus ou moins proche. Mais aussi ceux qui pratiquent une langue minoritaire dans un pays. Cette dimension très complexe du pluralisme culturel fait l'objet du document D'une langue à l'autre de la réalisatrice Nurith Aviv qui l'explore à partir de cas vécus en Israël. Michaela Bobasch en présente une analyse très intéressante dans un article publié par Le Monde sous le titre L'impossible oubli de sa langue maternelle :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-777733,0.html

Ce débat peut être poursuivi avec des spécialistes à l'issue de la représentation de ce documentaire au cinéma Les 3 Luxembourg (coordonnées fournies dans l'article)

CITIZENSHIP (S): INTERNATIONAL CONGRESS ON DISCOURSES AND PRACTICES

29th, 30th of June and 1st of July 2006 Fernando Pessoa University - Porto - Portugal

The Council of Europe announced that 2005 is the European Year of Citizenship through Education. The purpose is to think about citizenship as a concept and practice that covers the whole aspects of social and individual life, calling for citizens’ active and responsible participation in the organisation of a democratic social order.

The International Conference organised by Universidade Fernando Pessoa seeks to discuss the multiple ingredients of citizenship, gathering several insights about what has been done and the challenges ahead.

http://www.ufp.pt/document.php?intStaticObjId=14749

mercredi 24 mai 2006

Culture et politique

Retour sur ' La fin de l'Histoire ' de Francis Fukuyama

L'une des questions sous-jacentes aux débats politiques actuels, c'est de savoir si les institutions et les pratiques politiques, et notamment la démocratie, peuvent s'exercer partout, dans des formes qui seraient universelles. En d'autres termes, est-il non seulement possible mais même nécessaire de faire abstraction de la dimension culturelle de la chose politique ? Ceux qui raisonnent surtout en termes d'institutions le soutiennent plus ou moins explicitement. Certains vont même jusqu'à dire qu'il faut cesser de parler du choc des civilisations évoqué par Huntington pour ne donner consistance à ce qu'ils présentent comme une prophétie alors que lui-même propose une analyse fondée sur la prise en compte des facteurs culturels dans la sphère stratégique.

On a souvent l'impression que les faits qui n'entrent pas dans certaines théories développées à une autre époque sont réputés ne pas exister. Ainsi, ceux qui prétendent que les institutions sociales et politiques portent toujours la marque de leur insertion dans une société et dans une époque se verront facilement accusés de rejeter l'universalisme et de se faire les avocats du relativisme culturel.

Dans ce débat souvent passionné mais dont l'actualité est brulante partout, et non seulement en se référant d'abord à l'Islam, qu'on l'admette ou non, Samuel Huntington et Francis Fukuyama ont apporté une contribution qui a suscité de vives réactions, parfois assez éloignées de ce qu'ils ont écrit.

Dans une postface à la réédition de The End of History, Francis Fukuyama, marque son accord avec Huntington sur un point central : ' I agree with him in his view that culture remains an irreducible component of human societies, and that you cannot understand development and politics without a reference to cultural values '. Ce qui ne l'empêche pas de diverger d'opinions sur les implications qui en découlent.

Le site remarquable d'OPEN DEMOCRACY permet d'accéder à cette postface dans laquelle Fukuyame répond à ses critiques :http://www.opendemocracy.net/democracy-fukuyama/revisited_3496.jsp . Open Democracy y joint des contributions d'auteurs qui ont participé à un débat sur ces thèmes qui ont directement trait au pluralisme culturel.

++__The end of history, or history all over again? Anthony Pagden__++

++__A single history? Talal Asad__ ++

A state of decay Saskia Sassen

Día Mundial de la Diversidad Cultural,

“tod@s iguales, tod@s diferentes “

A través de un programa de voluntariado los Educadores de Educ’Art y PROYECTA CULTURA, autores de la Guía Didáctica, de la Exposición Culturas (?), Alternativas, Diversidad, Derechos de la AECI, y realizadores de los talleres de Aproximación a los Derechos Culturales, compartirán reflexiones, audiovisuales y juegos sobre la Diversidad Cultural y los Derechos Culturales junto a los alumnos y profesores Tres Centros Educativos de las comarcas gironinas celebran el Día Mundial de la Diversidad Cultural. A través de un proyecto de la Agencia Española de Cooperación Internacional, estos ejercicios de diálogo y formación, ya se han realizado en distintos centros culturales de Argentina, México y Panamá. Ahora, es el turno de los jóvenes de Banyoles, Olot, Figueres y l’Armentera, jóvenes de educación primaria y secundaria, de 8 a 16 años. El reconocimiento de la Unesco sobre la “Diversidad Cultural como patrimonio de la humanidad, tan necesaria para el género humano como la diversidad biológica para los organismos vivos”, pone en relieve la importancia de la preservación y promoción de la diversidad de las culturas en beneficios a las generaciones futuras, la paz, el desarrollo humano y la libertad cultural.

Más información:

www.educart.biz

www.proyectacultura.org

lundi 22 mai 2006

Voyage au pays du coton : Petit traité de mondialisation

Orsenna "Cette histoire commence dans la nuit des temps. Un homme qui passe remarque un arbuste dont les branches se terminent par des flocons blancs. On peut imaginer qu'il approche la main. L'espèce humaine vient de faire connaissance avec la douceur du coton. Depuis des années, quelque chose me disait qu'en suivant les chemins du coton, de l'agriculture à l'industrie textile en passant par la biochimie, de Koutiala (Mali) à Datang (Chine) en passant par Lubbock (Texas), Cuiabá (Mato Grosso), Alexandrie, Tachkent et la vallée de la Vologne (France, département des Vosges), je comprendrais mieux ma planète. Les résultats de la longue enquête ont dépassé mes espérances. Pour comprendre les mondialisations, celles d'hier et celle d'aujourd'hui, rien ne vaut l'examen d'un morceau de tissu. Sans doute parce qu'il n'est fait que de fils et de liens, et des voyages de la navette. " (quatrième de couverture)

vendredi 19 mai 2006

Biblothèque numérique - Défensive ou innovation : quelle stratégie ?

Comme la mondialisation, dont elle est l'un des vecteurs, la numérisation de l'écrit et de l'image ouvre des perspectives inédites. Certains espèrent voir ainsi le rêve de voir le savoir de l'humanité enfin rendu accessible au plus grand nombre. D'autres y voient des menaces pour le droit des auteurs à une juste rémunération. Google a déclenché de vives réactions en annonçant son projet de numériser les livres de cinq grandes bibliothèques. Un projet européen alternatif est en préparation. Comme toujours lors d'une évolution technologique rapide, on voit se dessiner les clivages entre les défenseurs d'un ordre établi soudain paré de toutes les vertus alors même que ses limites sont évidentes, et les protagonistes d'un nouveau modèle qui reste à définir pour concilier de façon acceptable les intérêts des diverses parties concernées. Pour l'heure, les postures tiennent lieu de débat. Un article de Kevin Kelly, du magazine Wired, publié dans le NY Times du 14 mai apporte des éléments utiles pour un débat qui ne concerne pas les seuls spécialistes. Car au-delà de la question importante des droits d'auteur se pose celle de l'accès au savoir et aussi de la présence ou de l'absence sur la Toile des ouvrages qui ne seront pas numérisés.

http://www.nytimes.com/2006/05/14/magazine/14publishing.html

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