jeudi 30 novembre 2006

Conférence à Quimper

La prochaine conférence de "La liberté de l'esprit" aura lieu

le mardi 5 décembre à 20h30
à la salle du Chapeau-Rouge à Quimper

sur le thème :

"La mondialisation économique et culturelle" par

Jean TARDIF,
anthropologue, délégué général de Planetagora, association intervenant sur les enjeux extranationaux

(entrée 6 euros - scolaires et chômeurs 2 euros)
pour en savoir plus, visitez le site : www.lalibertedelesprit.org, page "prochaine conférence"

lundi 27 novembre 2006

Débat : les enjeux de la mondialisation culturelle

Le délégué général du Québec à Paris organise, le mercredi 29 novembre, un débat autour du livre Les enjeux de la mondialisation culturelle récemment publié par Jean Tardif et Joëlle Farchy, avec la participation de madame Katérina Sténou, directrice de la Division des politiques culturelles et du dialogue interculturel et de monsieur Jean Musitelli, ancien ambassadeur de France auprès de l'Unesco

Informations : Délégation du Québec 01 40 67 85 00

mardi 14 novembre 2006

Les enjeux de la mondialisation culturelle

Les enjeux de la mondialisation culturelleParution du livre
"Les enjeux de la mondialisation culturelle"
par Jean TARDIF et Joëlle FARCHY
aux éditions Hors Commerce

Présentation de l'éditeur
"Choc des civilisations", "Djihad versus McWorld", "exception culturelle" : c'est ainsi qu'est abordé à partir du milieu des années 90 le rôle de la culture dans les affaires mondiales.

Depuis lors, les questions identitaires - donc culturelles - se sont imposées partout avec une acuité nouvelle, comme en témoignent les craintes suscitées par l'élargissement de l'Union européenne, l'affaire des caricatures de Mahomet dans un journal danois ou celle des frontières en Palestine. La mondialisation culturelle modifie tes conditions dans lesquelles se déroulent les interactions entre les sociétés et leurs cultures.

Dans la sphère médiatique globalisée, de plus en plus soumise à la logique économique, c'est aussi la maîtrise des symboles qui se joue, c'est-à-dire la structuration des imaginaires. Du coup, les différences entre les valeurs, les visions du monde et les modes de vie acquièrent une importance décisive. La question la plus importante que pose la mondialisation n'est pas celle de savoir comment commercer davantage, mais plutôt de décider comment vivre ensemble à l'échelle planétaire avec des différences culturelles qui ne cessent de se renouveler. Cet ouvrage situe les enjeux géoculturels dans une perspective stratégique. Il propose de les inclure, sur le même pied que les enjeux géopolitiques et géoéconomiques, dans la gouvernance mondiale que le système international actuel ne suffit plus à assurer. Les politiques nationales, indispensables pour gérer les conséquences de la mondialisation, ne pourront être efficaces que si des entités géoculturelles s'instituent comme aires d'interactions culturelles privilégiées. L'Europe des cultures, la Francophonie et l'IbéroAmérique, notamment, pourraient constituer des laboratoires du pluralisme culturel mondial et des alternatives crédibles à la perspective des chocs de civilisations.

Biographie de l'auteur
Jean Tardif a été professeur d'anthropologie au Congo (Ecole nationale de droit et d'administration et Université de Lubumbashi) et à Montréal. Il a ensuite occupé divers postes au sein de la diplomatie québécoise, notamment celui de Délégué général du Québec à Bruxelles et de Directeur général des politiques. Depuis 1999. il est Délégué général de l'Association internationale PlanetAgora qui veut susciter des débats publics sur les enjeux extranationaux.

Economiste, Joëlle Farchy est professeur de Sciences de l'information et de la communication à l'université de Paris 1 et membre du Centre d'économie de la Sorbonne, Paris 1 - CNRS. Cette spécialiste de l'économie des industries culturelles et du droit d'auteur a notamment publié La fin de l'exception culturelle (CNRS Editions, 1999), Internet et le droit d'auteur (CNRS Editions, 2003), L'industrie du cinéma, (Presses Universitaires de France, coll. " Que sais-je ? ", 2004).

Table des matières
CULTURE ET MONDIALISATION : QUELS ENJEUX ?
La culture dans ses nouveaux espaces
La dimension stratégique des cultures dans la dynamique mondiale
La culture au cœur des recompositions économiques contemporaines
MAITRISER LA MONDIALISATION CULTURELLE : QUELLES APPROCHES, QUELS PROJETS ?
Inventer le politique adapté à la mondialisation
Reconnaître et assumer la dimension politique des enjeux culturels
Le pluralisme culturel mondial comme alternative au choc des civilisations

vendredi 10 novembre 2006

Défense du français - Illustration de l'anglais

Les avancées de Google et de Microsoft - les tergiversations des francophones Dans un billet publié dans Le Figaro du 6 novembre 2006, Marc Cherki signale les progrès de Microsoft dans la numérisation des ouvrages de plusieurs universités. Pendant que les milieux éditoriaux français se battent contre l'inclusion de leurs livres dans l'entreprise de numérisation de Google sans proposer pour l'instant d'alternative comparable, ce sont seulement les ouvrages de langue anglaise qui se retrouveront ainsi plus largement accessibles partout dans le monde. N'est-ce pas un exemple supplémentaire de deux approches opposées face à la technologie numérique et dont le résultat ne favorise guère le rayonnement des ouvrages écrits en français, ni leur référencement par les moteurs de recherche.

N'est-il pas temps, tout en cherchant à protéger les droits légitimes des ayants-droit, à inventer un autre modèle qui permettra aux ouvrages écrits en français de n'être pas encore davantage ignorés et marginalisés ?

Extraits de l'article de Marc Cherki : (cliquez pour lire la suite)

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jeudi 9 novembre 2006

L'Europe et la discordance des langues

La discordance des langues, par Thomas Ferenczi
LE MONDE | 09.11.06

L'attribution au futur commissaire roumain du portefeuille du multilinguisme a suscité quelques railleries à Bruxelles. On s'est aussitôt demandé ce que pourra bien faire, concrètement, le titulaire du poste pour occuper son temps. La fonction, apparue pour la première fois en 2004, lors de la constitution de la Commission Barroso, est assurée depuis deux ans par le commissaire slovaque Jan Figel, chargé également de l'éducation, de la formation et de la culture. Ces domaines relevant, pour l'essentiel, de la compétence des Etats, M. Figel ne semble pas vraiment submergé de travail. Autant dire que le nouveau venu, Leonard Orban, auquel sera confié, à partir du 1er janvier, le seul dossier du multilinguisme, ne sera pas non plus menacé de surmenage.

Pourtant, si les responsabilités du commissaire au multilinguisme n'ont pas l'importance politique de celles de ses collègues chargés de la concurrence ou du marché intérieur, leur importance symbolique est grande, tant la question de la langue est au coeur des réflexions sur l'identité de l'Europe et sur la façon dont celle-ci conçoit son unité. Qu'est-ce qui empêche, en effet, les citoyens européens de se sentir pleinement membres d'une même communauté, sinon la différence des langues ? Quels que soient les efforts de l'Union pour favoriser la compréhension mutuelle et contribuer à la création d'un espace public européen, les particularismes linguistiques apparaissent aujourd'hui comme le principal obstacle à la naissance d'une véritable Europe de la culture.

Dans ces conditions, on pourrait être tenté de plaider pour le développement d'une langue commune qui facilite les échanges entre Européens et aide à la formation d'une conscience collective. Cette langue existe. Ce n'est pas l'espéranto ou le volapük intégrés que dénonçait le général de Gaulle, mais l'anglais. Selon une enquête de la Commission publiée il y a un an ("Les Européens et les langues", Eurobaromètre, septembre 2005), l'anglais est parlé par 47 % des citoyens de l'Union. Il est suivi de l'allemand (30 %) et du français (23 %), puis de l'italien (15 %) et de l'espagnol (14 %). Il est devenu la langue dominante des fonctionnaires, lobbyistes et autres acteurs de la scène bruxelloise. Les avantages de cette situation sont évidents. Un nombre croissant d'individus en Europe sont capables de se parler et de se comprendre, ce qui est l'une des ambitions de l'Union.

Comment concilier cette hégémonie de l'anglais avec le respect de la diversité culturelle, inscrit dans les traités et réaffirmé en toute occasion par les dirigeants européens ? C'est toute la difficulté. La France a raison de défendre sa langue, même si son intransigeance provoque souvent le sarcasme. Mais elle serait plus convaincante si, dans le même temps, elle encourageait plus efficacement la connaissance des autres langues européennes. Elle renforcerait la position du linguiste Claude Hagège, qui plaide pour le maintien de trois langues fédératrices, l'anglais, le français et l'allemand, dont on a vu qu'elles sont les plus parlées dans l'Union. Elle donnerait des arguments à ceux qui appellent à surmonter ce que le philosophe Jacques Derrida appelait "le monolinguisme de l'autre".

Le Conseil européen a recommandé, en mars 2002, l'apprentissage d'au moins deux langues étrangères dès le plus jeune âge. La Commission a présenté, en novembre 2005, un "nouveau cadre stratégique pour le multilinguisme", illustré par un proverbe slovaque : "Plus tu connais de langues, plus tu es humain." Diverses actions sont proposées dans le domaine de la formation, de la traduction, du sous-titrage. Il appartiendra au commissaire roumain de veiller à l'application de ce programme afin que la discordance des temps en Europe soit vécue comme une richesse, et non comme une malédiction.

Thomas Ferenczi
Article paru dans l'édition du 10.11.06

Le pluralisme linguistique en Europe

Un blog animé et instructif de Jean Quatremer

La Commission européenne prépare la célébration du 50ème anniversaire du Traité de Rome. Elle vient de dévoiler, en anglais, avant toute traduction dans une autre langue européenne, le logo retenu par un "jury d'experts internationalement reconnus en communication".

Jean Quatremer a soulevé cette question dans son Blog : http://claudepiron.free.fr/articlesenfrancais/europeentrilingue.htm

Il a suscité une série de réactions qui montrent bien à quel point les questions reliées à la langue - cet élément culturel par excellence - suscitent des passions parce qu'elles sont étroitement liées à l'identité.

Les arguments développés par les divers intervenants témoignent du fait que les questions identitaires, donc culturelles, ne peuvent être ignorées sans grand péril pour tout projet politique. L'économisme qui a pris la forme d'un ultralibéralisme triomphant après 1989 - défendu notamment par l'économiste libéral américain Richard Rosecrance - illustre bien à la fois les ambitions du marché de tout subordonner à ses lois et ses limites qui l'empêchent de voir autrement qu'en termes marchands les relations humaines.

Parmi les interventions dans le blog, on trouve le lien permettant d'accéder à une conférence sur le trilinguisme comme hypothèse sur le trilinguisme comme voie européenne : http://claudepiron.free.fr/articlesenfrancais/europeentrilingue.htm

On y trouve également les positions de ceux qui soutiennent que l'anglais s'est imposée comme langue véhiculaire commune. Certains évoquent les politiques britanniques en matière linguistique ainsi que les bénéfices même économiques qui en découlent. D'autres s'interrogent sur les raisons qui expliquent le recul du français plus intéressé à sa propre promotion qu'à la favoriser en préconisant la réciprocité effective en matière linguistique. Jean Quatremer écrit : "ce que veut la France, ce n'est pas l'Europe, c'est une grande France". Cette remarque pourrait sans doute s'appliquer également à certains autres pays, à commencer par la Grande-Bretagne.

Ce débat met en lumière l'une des questions les plus déterminantes pour l'avenir du projet européen : que voient, qu'entendent, que lisent les Européens les uns des autres ? Pas besoin de grande enquête pour réaliser que la plupart sont plus familiers avec les productions non européennes, américaines notamment, qu'avec celles de leurs proches voisins. Comment peut-on construire un véritable projet politique - qui suppose la confiance - entre des gens qui se connaissent si peu ? La voie bureaucratique empruntée jusqu'à présent a montré ses limites. La construction européenne ne pourra sans doute avancer sans assumer sa dimension identitaire et culturelle.

Elle ne pourra pas faire l'économie d'un processus de débats publics sur ces questions. En repartant de la question politique première : que devons-nous, que pouvons-nous, que voulons-nous faire ensemble ? à l'échelle nationale ? et à l'échelle européenne. Cette question facilement compréhensible par tous permettra de distinguer les projets nationaux et le projet européen, en faisant ressortir leur complémentarité et leur articulation concrète.

IL faudrait donc envisager que chaque présidence tournante de l'Union européenne intègre ce processus de délibérations dans son programme d'action. Ce qui permettrait de se demander si ce n'est pas le pluralisme culturel clairement assumé et valoriser qui peut constituer le fondement de l'Union européenne. Comme des autres entités géoculturelles appelées à s'instituer comme des réponses aux défis de la mondialisation culturelle.

Un participant au Blog avance la proposition - qu'il qualifie lui-même de non sérieuse - de prendre le terme Joomla (c'est le nom d'un logiciel libre). Joomla! est la transcription phonétique d'un mot swahili qui signifie "tous ensemble", ou encore "en un tout". On aurait pu penser au concept bantou "UBUNTU" qui signifie "une personne-avec", "une personne-à travers d'autres personnes". C'est-à-dire l'homme comme être social, comme projet social, et donc politique. Le contraire, au moins dans l'intention, de la balkanisation qui est si souvent vue comme une caractéristique de l'Europe jusqu'au XXè siècle...

samedi 4 novembre 2006

Conférence "La nouvelle Amérique latine et la géopolitique mondiale"

La prochaine conférence de "La liberté de l'esprit" aura lieu

le jeudi 16 novembreà 20h30
à la salle du Chapeau-Rouge à Quimper

sur le thème :

"La nouvelle Amérique latine et la géopolitique mondiale"

par Ignacio RAMONET,
Docteur en sémiologie et en histoire culturelle,
Directeur de la rédaction du Monde Diplomatique

(entrée 6 euros - scolaires et chômeurs 2 euros)

pour en savoir plus, visitez notre site : www.lalibertedelesprit.org, page "prochaine conférence"