mardi 26 février 2008

Prochain débat sur la Francophonie: Paris, 21 mars

Dans la perspective du Sommet des Etats et communautés membres de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), prévu à Québec en octobre prochain, un débat public est organisé par PlanetAgora sur le thème : « La Francophonie, l’une des réponses à la mondialisation culturelle ? »

A Paris, le 21 mars, de 9 h 30 à 18 h 30, au CERI-Sciences-Po, 56, rue Jacob, Paris-6e. Tél. : 01-56-68-03-73

Plus d'informations (programme complet, intervenants...) très bientôt sur ce blog!

Un événement annoncé, notamment, dans les pages du Monde Diplomatique

samedi 23 février 2008

De la communauté culturelle francophone de Senghor à la Francophonie politique d'aujourd'hui

Qu’est-ce que la Francophonie ? Cette question faussement simple se pose en termes bien différents de ceux utilisés par Senghor, Bourghiba, Diori qui ont été à l’origine de son institutionnalisation. « L’ensemble des populations parlant français », communauté culturelle, union géoculturelle, organisation internationale à vocation généraliste, aire d’influence ou laboratoire original qui permettrait de construire l’une des réponses à la mondialisation culturelle ? Un texte qui invite à y réfléchir et à en discuter avant le Sommet qui se tiendra à Québec en octobre 2008.

Lire le texte de Phan Thi Hoai TRANG et de Michel GUILLOU »

mercredi 20 février 2008

LES SCIENTIFIQUES DOIVENT-ILS CONTINUER À ECRIRE EN FRANÇAIS ?

LETTRE OUVERTE AUX RESPONSABLES DE L’EVALUATION SCIENTIFIQUE

http://petition.hermespublishing.com/

(Appel déjà signé par 3179 membres de la communauté scientifique et ouvert à signature) Il est largement admis que la lingua franca de la recherche scientifique est aujourd'hui l’anglais. Pourtant, il existe au moins trois bonnes raisons de penser qu'il est indispensable que les scientifiques continuent d’écrire en français.

– Puisque la recherche repose essentiellement sur des financements publics, une considération élémentaire voudrait que les contribuables aient un accès en français à ce qu’ils ont soutenu par le biais de leurs impôts.

– La deuxième raison concerne l’enseignement. La production de livres de synthèse et de manuels en français est une tâche extrêmement honorable et même nécessaire pour compléter un enseignement dispensé en français. Comment faire aimer une discipline en n'offrant que des livres en anglais qui ne sont en général pas adaptés, ni au niveau, ni aux habitudes que nous avons de structurer nos enseignements ?

– La troisième raison relève de l'apprentissage. Il faut un grand entraînement pour pouvoir s’exprimer dans une autre langue que sa langue maternelle avec le même sens de la nuance, avec la même richesse. Quel meilleur moyen d’accéder à la pensée d’un auteur que de discuter avec lui dans sa propre langue?

La publication en français apparaît donc comme une nécessité. Pour que cette production continue, il est urgent de valoriser notre activité de recherche dans notre langue. En effet, les systèmes de référencement des publications (dont le principal est une filiale d’un éditeur privé) reconnaissent prioritairement les publications en anglais ! Soit notre système national valorise cette production, soit cette dernière disparaîtra.

Commentaire de Pierre Assouline sur son blog du journal Le Monde :'

Retour à la lingua franca de la recherche ?

Montrer que notre communauté scientifique française ou francophone a encore la capacité de penser par elle-même et qu’il ne faut pas rejeter, comme insignifiant, tout ce qui s’écrit en français. Cela ressemble à un combat d’arrière-garde. Et pourtant, lorsqu’on jette un œil à la qualité et au nombre des signataires de cette pétition adressée aux responsables de l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES), on se dit que tout n’est pas perdu.

On applaudit avant de mettre chapeau bas. Même si l’on demeure assez sceptique sur l’effet de la démarche tant l’usage international de l’anglais est désormais inscrit dans les publications et les colloques scientifiques, même lorsqu’ils se tiennent en France. Pour nombre de scientifiques, s’y refuser revient à s’en exclure. Alors n’est-il pas déjà trop tard ? Ni renoncement ni résignation. Juste une question : l’intérêt des chercheurs est-il encore compatible avec la défense du français ?

mardi 5 février 2008

La Francophonie et la production et la diffusion des oeuvres culturelles

"La vitesse sans précédent du développement de la numérisation nous plonge dans une réelle révolution des modes de production, de diffusion et de distribution des biens culturels. (...) Ce développement s’est fait à une vitesse fulgurante mais relativement ordonnée. Il a été relativement simple d’organiser ce développement en tenant compte d’impératifs culturels ou économiques. Nous avons pu établir nos principes de souveraineté culturelle, imposer nos quotas, déterminer le genre de productions qui nous étaient essentielles, exiger le soutien de l’État et son intervention pour protéger nos territoires de l’influence jugée trop envahissante de certaines cultures. Sur ces bases, nous avons développé de nombreux modèles..."


vidéo de l'introduction de Pierre Lampron

Lire l'intervention complète de Pierre LAMPRON lors du débat de Montréal organisé par PlanetAgora