mardi 22 avril 2008

Débat de Yaoundé, programme

ACCUEIL à partir de 8h

8h45 – 9h40 SÉANCE DOUVERTURE

Président de séance : Jacques FAME NDONGO, Ministre de l’Enseignement Supérieur

Introduction : Chef du Service de l’information

Allocutions : Jean TABI MANGA – Recteur, Directeur de la Chaire Francophonie et Mondialisation

Jean TARDIF - PlanetAgora, animateur du Forum permanent

Michel GUILLOU - Président du Réseau des Chaires Senghor Francophonie et Mondialisation

Christian PHILIP - Représentant du Président de la République française auprès de la Francophonie

Jacques FAME NDONGO - Ministre de l’Enseignement Supérieur


9h40 – 11h45 LA FRANCOPHONIE FACE À LA  MONDIALISATION CULTURELLE

Modérateur : Christian PHILIP

Interventions : Jean TARDIF – Michel GUILLOU - Jean TABI MANGA - Albert-Claude BENHAMOU Professeur à l’Université Pierre et Marie Curie

Échange avec la salle


11 H 50 – 12 H 30 LA FRANCOPHONIE, LA PRODUCTION  ET LA DIFFUSION DES OEUVRES CULTURELLES

Modérateur : Ebénezer NJOH MOUELLE - Professeur de Philosophie, ancien Ministre de la Communication

Intervenants :  Tony MEFE, directeur des scènes du théâtre francophone – Bassek BA KOBHIO, cinéaste, écrivain et éditeur – Mvounda ETOA, éditions CLÉ – Albert-Claude BENHAMOU, professeur, Université Pierre et Marie Curie – Michel KASBARIAN, conseiller culturel, Ambassade de France

Échange avec la salle


Pause déjeuner : Pavillon de la Convivialité


14h30 – 16h LA FRANCOPHONIE DES MÉDIAS

Modérateur : Gervais MENDO ZE - ancien Ministre Délégué auprès du Ministre de la Communication, ancien D.G. CRTV, ancien Président du CIRTEF

Interventions : Essama ESSOMBA, éditorialiste, Cameroon Tribune – Justine DIFFO - Docteur en Droit Privé, Directrice de la Bibliothèque virtuelle et du Centre de Recherche IFCD – CREDO Patricia MOUNE, directrice du Festival Écrans Noirs

Échange avec la salle


16h10 – 17h10 LA FRANCOPHONIE UNIVERSITAIRE  ET SCIENTIFIQUE

Modérateur : Anaclet FOMETHE Recteur, Université de Dschang

Intervenants : Lat Soucabé MBOW – Directeur régional de l’A.U.F. pour l’Afrique centrale

Paul Gérard POUGOUE - Vice-recteur chargé de l’Enseignement et de la Professionnalisation, ancien membre du Conseil Scientifique de l’AUPELF-UREF

Échange avec la salle


16h50 – 18h LA FRANCOPHONIE COMME ACTEUR GÉOCULTUREL

Modérateur : Jean TABI MANGA

Intervenants : René Emmanuel SADI – Sherpa camerounais Christian PHILIP - Michel GUILLOU - Jean TARDIF


18h05 – 18h30 SYNTHÈSE PROVISOIRE ET SUITES

Jean TABI MANGA – Jean TARDIF


18h30 POINT DE PRESSE


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mercredi 16 avril 2008

Portugal : le marché de la musique sur la pente descendante

article de Vera Dantas 14/04/2008

Selon l’Association phonographique portugaise PPA l’industrie musicale a enregistré des pertes de 6,1 millions d’euros en 2007 au Portugal. Les profits de la branche ne s’élèvent qu’à 44,5 millions d’euros, soit 12% de moins qu’en 2006 (50,6 millions d’euros).

D’après le rapport sur le marché du disque de la PPA 7,9 millions d’albums ont été vendus en 2007. Le format CD domine toujours le marché (6,7 millions de CD vendus). La catégorie musicale la plus demandée est le pop/rock (4,2 millions d’euros), ensuite vient la musique fado (1,3 millions d’euros).

Bien que l’industrie du disque enregistre un recul, la vente de musique digitale a augmenté de 2,1 à 2,6 millions d’euros. Cela est surtout dû à la vente de musique pour téléphones portables. Sony/BMG est le leadeur du marché avec 18,6% des ventes, suivi par Universal (18,2%) et EMI (14,8%).

Le succès incontesté du marché audiovisuel sont les DVD de musique. Mais là aussi les chiffres sont en baisse : 1,3 millions d’euros de moins qu’en 2006 (7,8 millions d’euros).

La situation du marché du disque portugais est encore moins bonne que celle du marché international. De plus, comme le souligne Eduardo Simões, président de la PPA:“Presque tout est à faire encore dans la lutte contre le piratage digital », contrairement à d’autres pays comme la France ou l’Allemagne où des mesures importantes ont été mises en œuvre.

Source : Lusa News Agency Traduction de l’anglais : Catherine Daraspe

Le même bulletin note par ailleurs que le nouveau ministre de la Culture du Portugal, José António Pinto Ribeiro a annoncé dans une interview accordée à la chaîne de radio Antena 1 qu’il s’engagerait pour faire augmenter le budget culturel jusqu’au moins 1% du budget de l’État, qui s'établit actuellement à 245,5 millions d'euros (ce qui représente 0,45% du budget de l'État). Selon le ministre, « la culture doit retrouver sa place au centre des débats politiques et être considérée comme un thème transversal dans les activités gouvernementales. »

Soutenir les industries culturelles en crise : débat au Parlement européen

eEurope Culture(s) - Brèves 16-04-2008

Le secteur culturel européen emploie 6 millions de personnes. Théâtre, cinéma, musique... La culture fait la richesse de l’Europe, c’est aussi son ciment. A l’ère de la numérisation, comment se porte le secteur culturel ? Peut-il résister aux révolutions technologiques et aux phénomènes comme le piratage en ligne ?

Dans l’hémicycle, les députés européens en ont débattu, la semaine dernière, autour de deux rapports. Voici les points centraux des discussions.

Préserver l'héritage culturel de l’Europe

Le premier rapport débattu, rédigé par le portugais Vasco Graça Moura (Parti Populaire Européen-Démocrates Européens) et intitulé « Un agenda européen de la culture à l’ère de la mondialisation », traite principalement de la protection de l'héritage culturel de l'Europe.

Comme le précise le projet de rapport, « l’Union européenne a tout particulièrement l’obligation de veiller à la richesse culturelle de l’Europe, l’héritage culturel européen devant être préservé, divulgué et partagé ».

Pour cela, le rapport propose plusieurs pistes :

- concevoir un « label du patrimoine européen » pour mettre en valeur la dimension européenne des biens culturels, comme les monuments, les lieux de mémoire et les endroits de commémoration en Europe ; - identifier les industries culturelles « en crise » comme le marché de l’édition ou l’univers de la création musicale, afin de protéger leurs droits de propriété littéraire et artistique, en particulier dans l'environnement numérique ; - créer une « Année européenne » commémorant une personnalité, une activité artistique ou une manifestation culturelle européenne d'envergure : par exemple, 2010 pourrait être proclamée « Année européenne Frédéric Chopin » à l’occasion du bicentenaire de la naissance du compositeur et 2011 pourrait être l' « Année européenne des classiques grecs et latins ».

Soutenir les industries culturelles

Avec l'explosion des téléchargements sur Internet, les industries culturelles et principalement les industries de disques sont dans une situation critique. Comment les stimuler au plan européen ?

L’auteur du second rapport débattu en plénière, le français Guy Bono (Parti Socialiste Européen), propose de :

- créer une « task force » pour la culture et l'économie créative chargée de proposer des mesures concrètes pour les encourager ; - mettre en place un programme similaire au programme MEDIA afin de soutenir les industries culturelles ; - appliquer des crédits d'impôts et des taux réduits de TVA à tous les produits culturels ; - garantir la mobilité transfrontalière des artistes.

En outre, un rapport sur les industries culturelles en Europe se devait d’aborder la question sensible des téléchargements de musique, de films ou de photos sur internet...

L’auteur du rapport, Guy Bono, se refuse à criminaliser les consommateurs « qui ne cherchent pas à réaliser des profits » ; ce n’est pas, selon lui, la bonne solution pour combattre le piratage numérique. Car l’expérience a montré que « les mesures répressives sont des mesures dictées par des industries qui n'ont pas été capables de changer leurs modèles économiques face aux nécessités imposées par la société de l'information », ajoute le rapport, dont l’enjeu central reste de « trouver un équilibre entre les possibilités d'accès aux activités et contenus culturels, la diversité culturelle et une véritable rémunération aux titulaires de droits ». Pour cela, selon Guy Bono, il faut créer de nouveaux modèles d'entreprises, à l'ère numérique, « qui permettent au consommateur de tirer le meilleur parti des nouvelles technologies tout en préservant le droit légitime à la rémunération de la création artistique et culturelle ».