lundi 16 juin 2008

Débat de Yaoundé : premier écho

Le service de l'information et des conférences fait écho à certaines interventions faites lors du débat organisé le 28 avril 2008 à l'Université Yaoundé 2 en collaboration avec la Chaire Senghor dont le titulaire est Jean Tabi Manga, Recteur de l'Université. Voir le programme du débat (au format .pdf)

''Synthèse de deux ateliers'' du séminaire de préparation du sommet de la Francophonie 2008, tenu le 28 avril 2008 à l’université de Yaoundé 2 à Soa, sur le thème :

« La Francophonie : l’une des réponses à la mondialisation culturelle ? ».

Forts de leurs lourdes responsabilités d’autrefois et d’aujourd’hui au service de la Francophonie, Christian Philip, représentant du président de la République française auprès de la Francophonie, Michel Guillou, président du réseau des chaires Senghor Francophonie et Mondialisation, Jean Tardif, animateur du forum PlanètAgora et Jean Tabi Manga, titulaire de la chaire Senghor Francophonie et Mondialisation de l’université de Yaoundé 2 (Cameroun), n’ont pas que porté une couronne de roses à l’Organisation internationale de la Francophonie pour ses actions dans la mondialisation culturelle.

Conscients de ses enjeux, de son rôle et de ses défis à venir dans « le vaste marché du donner et du recevoir », ils ont aussi reconnu ses limites à côté du « club des gentlemen : le Commonwealth ». Pour un investissement davantage efficient au sein de la mondialisation culturelle, ils ont pensé que la Francophonie doit être « utile, concrète… ». Il faut surtout qu’elle utilise sans complexe les armes de la mondialisation. C’est dans ce sens qu’elle sera « efficace », comme l’a souligné le Pr. Jean Tabi Manga.

Agir en Francophonie par le numérique

La nouvelle ou la troisième Francophonie que Michel Guillou, président du réseau des chaires Senghor « Francophonie et mondialisation », attend de tous ses vÅ“ux, sera possible et plausible, si et seulement si elle s’insère dans l’univers numérique. Et pour le démontrer, l’autre animateur de cet échange, le Pr. Albert Benhamou de l’université Pierre et Marie Curie de Paris, s’est inspiré des travaux de Michel Serre dont « l’idée serait de ne pas partir des notions de savoir, des notions de compétence, mais de connecter les hommes entre-eux, selon leurs besoins et leurs possibilités…afin que les exclus soient déjà moins exclus, s’ils sont ensemble… ». Agir en Francophonie par le numérique, conclura-t-il, est signe évident de la force de frappe de « la nouvelle Francophonie vivante et populaire ».

La Francophonie, la production et la diffusion des œuvres culturelles

Professeur de philosophie et ancien ministre de la Communication au Cameroun, Ebénezer Njoh Mouellé, modérateur de cet échange, avait autour de lui : cinéastes, éditeurs et hommes de théâtre… Si, au cours de cette communication, il n’ a à aucun moment minoré les actions que l’Organisation internationale de la Francophonie mène dans ce domaine précis, il a d’emblée reconnu qu’il restait beaucoup à faire. En citant en vrac le prix du jeune écrivain francophone, le prix des 5 continents de la Francophonie, le prix de l’édition africaine, le fonds de promotion d’un film du Sud, le soutien au Fespaco ou aux Écrans noirs, la circulation des artistes… les panélistes se sont davantage appesantis sur l’épineuse question de l’édition en Afrique.

Misères de l’édition

En prenant la parole en tant que directeur des Éditions CLE de Yaoundé au Cameroun, Marcellin Vounda Etoa a frappé les esprits par un énorme paradoxe. Depuis la création de cette entreprise d’édition en 1964, dira-t-il, elle a eu l’essentiel de son soutien des États allemand et néerlandais, rien, presque rien de « Dame Francophonie ».

Entre autres propositions aux chefs d’États africains, il demandera l’instauration des politiques nationales du livre. Une idée qui a convergé avec celles des professeurs Gervais Mendo Ze et Jean Tabi Manga qui, en déplorant le problème de la diffusion du livre et l’absence de la culture de lecture en Afrique, ont proposé la création des espaces de formation aux métiers du livre. Car, pensent-ils, on ne rentre pas dans le domaine de l’édition par effraction.

samedi 7 juin 2008

Journée d’étude sur la diversité culturelle : Paris, 23 juin 2008

Journée d’étude sur la diversité culturelle

Organisée par l’Institut Français de la Communication (Paris 1) et le Groupe de recherches interdisciplinaires sur les processus d’information et de communication du CELSA (Paris IV)

Le 23 juin 2008, 9h30- 17h
A la Maison de la Recherche : 28 rue Serpente, Paris 6e

http://www.paris-sorbonne.fr/fr/spip.php?article1150

D’abord explorée par l’anthropologie, la diversité culturelle est aujourd’hui un objet de recherche pour l’ensemble des sciences sociales.

La journée d’étude interdisciplinaire, organisée par Aude SEURRAT (CELSA, Paris IV) et Heritiana RANAIVOSON (IFC, Paris 1) confrontera les contributions, discutées par des chercheurs expérimentés, de jeunes chercheurs aux approches différentes mais qui questionnent tous cette expression dans leur travail de recherche.

PROGRAMME

9h30 Accueil des participants Présentation de la journée d’étude

10h-12h : 1ère session – les discours de promotion de la diversité Modérateur : Emmanuelle LALLEMENT (Maître de Conférences, Université Paris IV CELSA )

Gaëlle LESAFFRE (Université d’Avignon et des pays du Vaucluse) Quelle place pour la diversité culturelle dans l’exposition permanente du musée du quai Branly ?

Aude SEURRAT (Paris IV CELSA) Diversité visible ou diversité vitrine ? Les programmes de promotion de la diversité dans les médias Sabine GAGNIER (Paris VII) La « diversité culturelle » dans la Convention internationale de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles : outil des politiques culturelles ou manière performative de penser le monde, quelle pensée du Bien commun ?

Anne-Laure CAMUS (Paris IV CELSA) Glissement stratégique dans les productions discursives de l'OIF : de l'exception à la diversité culturelle

12h- 14h pause déjeuner

14h-15h30 : 2ème session – la diversité culturelle dans la production des industries culturelles Modérateur : Joëlle FARCHY (Professeur, Université Paris I)

Heritiana RANAIVOSON (Université Paris I) Eléments d’une analyse économique de la diversité culturelle

Lilian RICHIERI HANANIA (Université Paris I) La diversité culturelle comme réponse juridique au déséquilibre du commerce international des produits et services culturels

Virginie PETITJEAN (IFP) Sérialisation et logique de marque : vers une diminution de la diversité de la production?

15h30-15h45 : Pause café

15h45-17h : 3ème session – les identités sociales aux prises avec des dispositifs techniques Modérateur : Emmanuël SOUCHIER (Professeur, Université Paris IV CELSA)

Gustavo GOMEZ MEJIA (Paris IV CELSA) La mise en scène des identités culturelles sur les réseaux sociaux

Anh Ngoc HOANG (Paris IV CELSA) Le Vietnam à l’heure des ethnoscapes et des médiascapes

mardi 3 juin 2008

Colloque au Collège d'Espagne de Paris : 10 - 11 juin 2008

L'action culturelle extérieure : de la diplomatie culturelle à la coopération pour des valeurs

Lire - Ler - Leer - Read »