Chaque jour, dans tous les secteurs d’activité, on peut mesurer le rôle croissant d’Internet. Les médias écrits et l’édition voient leur modèle économique traditionnel remis en cause. Ceux qui parviennent à proposer des formules innovantes y trouvent une nouvelle source de revenus, les autres se trouvent en difficulté croissante. La radio et la télévision réalisent que les moyens de diffusion classiques reculent devant les formules qui permettent les programmes à la demande, ce qui permet en même temps à leurs produits de rester accessibles plus longtemps et partout dans le monde. Internet permet à ceux qui y ont accès de retrouver sur la Toile des informations utiles aussi bien aux universitaires qu’aux étudiants et pour des aspects aussi pratiques que l’achat de biens et de services (voyages, etc.).
On a souvent parlé de fracture numérique pour désigner le fait que les pays en développement avaient un accès très limité à Internet.
Zdnet France rapporte qu’un nouveau projet d’accès internet par satellite à faible coût pour les pays émergents vient d’être lancé le 8 septembre 2008 à Jersey par Google, Liberty Global et HSBC. Sous le nom d’O3b (other 3 billions – « les 3 autres milliards » qui n’ont qu’un accès limité à Internet, ce réseau de 16 satellites dont la construction par le groupe franco-italien Thales Alenia Space est déjà commencée, va va complètement changer l'économie des infrastructures de télécommunications dans des marchés du monde à la plus forte croissance pour les services de communications". Le système O3b va permettre une connexion directe au cœur des réseaux et aux relais cellulaires 3G/Wimax et offrir une performance fibre sur satellite à des prix comparables à celle que connaissent les régions développées.
A l’évidence, ce projet va accélérer la mondialisation culturelle dont les effets se feront sentir encore davantage dans les pays émergents. Cela n’est pas sans conséquence pour le pluralisme culturel mondial.