samedi 22 mai 2010
La Francophonie et la langue française face à la mondialisation
samedi 22 mai 2010 à 15:31 :: Événements
Dixième anniversaire de l'IFRAMOND - 27-28 mai 2010 - Lyon
samedi 22 mai 2010
samedi 22 mai 2010 à 15:31 :: Événements
Dixième anniversaire de l'IFRAMOND - 27-28 mai 2010 - Lyon
mardi 4 mai 2010
mardi 4 mai 2010 à 15:14 :: Articles de presse
Sous le titre " La fatigue linguistique de la France", Antoine Robitaille, journaliste au quotidien montréalais Le Devoir, évoque de façon humoristique la récente initiative de L'Express de lancer «La première plateforme communautaire francophone destinée aux auteurs, sous le titre anglais welovewords.com !
Se moquant de l'anglomanie sinon de l'anglolâtrie de certains milieux français, A. Robitaille signale la publication dans La Lettre de l'Agora d'un billet de Marc Chevrier intitulé "La fatigue linguistique de la France".
Certains seront tentés de voir là d'inutiles complaintes impuissantes à entraver ce qu'ils voient comme la marche inexorable du monde. Il n'y a pourtant là nulle fatalité. L'avancée de l'anglais à Bruxelles comme dans le monde est portée par de puissants intérêts qui mobilisent des moyens considérables en ayant l'habileté de soutenir que l'apprentissage de l'anglais est désormais une condition de la réussite professionnelle. Au-delà des initiatives privées qui vendent les cours d'anglais à travers le monde, les autorités britanniques et américaines consacrent des ressources considérables à la promotion de l'anglais et des productions en anglais appuyées par un puissant réseau de distribution qui couvre la planète. Mission civilisatrice ou calculs stratégiques bien théorisés sous le vocable de "soft power" ?
Depuis l'appel à "américaniser le monde" lancé par le Président Roosevelt, l'Administration américaine a fait de la promotion de ses images, de ses valeurs et de ses idées le troisième pilier de sa puissance. A l'ère de la mondialisation culturelle où le pouvoir tient de plus en plus à la capacité de créer et de manipuler des symboles dans la sphère médiatique globalisée, la conquête des esprits et des coeurs revêt une importance stratégique évidente que les Chinois ont comprise en prenant les moyens de multiplier les Centres Confucius à travers le monde. Les Européens, comme les Francophones, semblent bien timorés et peu engagés dans une telle approche stratégique. Ce qui n'est pas sans conséquence pour l'avenir.
Ceux qui douteraient encore de l'importance des enjeux géoculturels pourraient relire avec intérêt l'article publié dans Foreign Policy par David Rotkhopf qui fut l'assistant de Henry Kissinger au Secrétariat d'État : In Praise of Cultural Imperialism". On peut alors mieux situer certains débats autrement que dans une perspective étroitement "nationale".
Alors que la crise actuelle polarise à nouveau l'attention sur la seule dimension financière et économique, on peut se demander si elle ne marque pas l'épuisement d'un modèle culturel emporté par le règne du divertissement au profit de l'Empire de la séduction présenté comme accessible par les vertus du consumérisme individualiste.
La "fatigue linguistique" n'est peut-être qu'un aspect d'une profonde fatigue culturelle.
mardi 4 mai 2010 à 14:39 :: Publications
Le laboratoire d'étude sur les politiques publiques et la mondialisation (LEPPM) de l'École nationale d'Administration publique (ENAP) du Québec a ouvert une Bibliothèque de la mondialisation qui propose une sélection d'ouvrages reliés aux sujets traités par ses chercheurs.
Jacinthe Gagnon vient d'y publier une brève recension de l'ouvrage de Jean Tardif et Joëlle Farchy : Les enjeux de la mondialisation culturelle.
Elle conclut ainsi :
"
Cet ouvrage touffu ne passe pas sous silence aucun enjeu lié à la mondialisation et à la culture. Il s'agit donc d'une lecture incontournable pour qui tente de mieux comprendre cette facette souvent occulté du débat sur la mondialisation
mardi 4 mai 2010 à 14:25 :: Événements
Dixièmes entretiens de la Francophonie - Lyon 27-28 mai 2010