vendredi 23 juillet 2010
Première Conférence sur les politiques culturelles dans le monde arabe - Beyrouth 7-8 juin 2010
vendredi 23 juillet 2010 à 17:51 :: PlanetAgora
Le concept des politiques culturelles a changé avec les nouvelles technologies
vendredi 23 juillet 2010
vendredi 23 juillet 2010 à 17:51 :: PlanetAgora
Le concept des politiques culturelles a changé avec les nouvelles technologies
jeudi 22 juillet 2010
jeudi 22 juillet 2010 à 16:35 :: PlanetAgora
Stefan Bucher, Tamkang University, Taiwan
Paper for the conference “Cultures of Violence”, University of Oxford -2004
jeudi 22 juillet 2010 à 10:55 :: PlanetAgora
Étude sur la mise en œuvre de la Convention 2005 de l’UNESCO dans l’Union européenne
http://www.diversitystudy.eu/es/esstudyunescoconventionfr.pdf
Cette étude réalisée pour le Parlemente européen et disponible en plusieurs langues propose une synthèse de l’état d’avancement de la mise en œuvre de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles adoptée en 2005 par l’UNESCO. Elle présente des suggestions et des orientations à long terme concernant la mise en œuvre de la Convention dans les domaines de compétence européenne. Pour ce faire, elle analyse les obligations prévues par ce traité et les diverses pratiques de mise en œuvre de la Convention de l’UNESCO d’un point de vue juridique et pratique. Elle identifie les enjeux et les mesures contribuant à atteindre les objectifs prévus par cet instrument.
L’étude se divise en cinq parties.
Une 1ère partie examine les approches traditionnelles et innovantes de protection et de promotion de la diversité culturelle dans tous les types de pays.
L’étude comprend: (1) les pays développés dotés de fortes industries culturelles, tels que les États membres de l’UE et le Canada; (2) les pays à économie émergente dotés d’industries culturelles organisées, tels que la Chine ou le Brésil; et (3) les pays en développement et les moins avancés qui disposent de très faibles moyens économiques pour protéger et promouvoir la diversité des expressions culturelles, tels que le Sénégal.
Partant du constat que les Parties à la Convention disposent par conséquent d’une large marge de manœuvre pour la mise en œuvre de cet instrument, sont discutées de nouvelles idées destinées à améliorer la qualité de ce traité par le biais de son processus de mise en œuvre (2e partie).
Les enquêtes et recherches documentaires aident à évaluer comment l’UE a appliqué la Convention dans ses relations internationales et dans ses politiques internes (3e et 4e parties). La 5e partie évalue l’incidence de la Convention de l’UNESCO sur les politiques les plus récentes et avance des hypothèses et des recommandations d’actions.
2e partie: Nouvelles idées concernant la mise en œuvre de la Convention
1- Proposition de nouveaux instruments destinés aux relations externes de l’UE avec les pays exposés aux problèmes humanitaires et aux violations des droits des minorités et des droits de l’homme.
2- Afin d’améliorer l’accès aux expressions culturelles d’origines diversifiées, sont introduits les principes de «traitement culturel» et de «culture la plus favorisée». On propose d’améliorer les dispositions liées au système international de propriété intellectuelle concernant la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Ce qui appelle l’élaboration de nouveaux recours juridiques pour mettre en œuvre les principes d’accès équitable, d’ouverture et d’équilibre conformément aux articles 2.7 et 2.8, tout en respectant les instruments universellement reconnus en matière de droits de l’homme requis par l’article 5.
3- La société civile doit jouer un rôle déterminant dans la mise en œuvre de la Convention de l’UNESCO, de manière à en garantir l’efficacité. Il faudrait à cette fin qu’apparaissent des acteurs, indépendants des pouvoirs publics et privés, qui développent et mettent en œuvre des règles et politiques visant à protéger et promouvoir la diversité culturelle au niveau national, régional et international.
La 3e partie s’attache aux relations externes de l’UE. Elle aborde la mise en œuvre de la Convention de l’UNESCO par rapport aux politiques des droits de l’homme et au commerce international au niveau multilatéral, régional et bilatéral.
Cette partie s'intéresse au rôle de l’UE dans les récents litiges qui ont opposé les États-Unis et la Chine (à l’OMC) sur les Accords sur l’AGCS et les ADPIC. L’UE a soutenu les États-Unis contre la Chine dans ces procédures de règlement des différends relatifs aux industries culturelles, sans consultation préalable des acteurs culturels européens.
On propose des stratégies permettant à l’UE d’engager un dialogue entre l’UNESCO et l’OMC sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles dans le cadre des réglementations du commerce international. On examine d’un œil critique les mécanismes de coopération culturelle et analysons le lien entre les considérations liées à la diversité culturelle et les accords commerciaux régionaux et bilatéraux.
On suggère que l’UE, les États membres et les pays partageant les mêmes valeurs concluent un accord-cadre servant de référence plurilatérale lorsque l’UE passera des accords commerciaux régionaux ou bilatéraux.
La 4e partie évalue la situation de la France et de la Corée du Sud en termes de parts de marché des films, dans la mesure où ce domaine est symptomatique d’un problème de fond affectant les marchés de la plupart des industries culturelles actuelles.
Dans tous les États membres de l’UE et dans la plupart des pays du monde, un pouvoir marketing très concentré conditionne le public à demander des formes et contenus conventionnels qui sont, en grande majorité, culturellement homogènes. Le public moyen est pour ainsi dire contraint de consommer ces expressions culturelles et leur idéologie sous-jacente que les acteurs dominants du marché sont à même d’imposer par un matraquage publicitaire. Plus le pouvoir marketing des fournisseurs d’expressions culturelles est grand, plus leur pénétration du marché est forte. Le pouvoir marketing de l’oligopole hollywoodien d’une part et le financement des États membres de l’UE par le biais d’aides publiques sélectives d’autre part «duopolisent» actuellement en grande partie les différents secteurs culturels en Europe. Or, les droits des artistes et du public qui refusent l’une ou l’autre de ces puissances doivent être garantis.
La 5e propose des conclusions et des recommandations en vue de concrétiser l’important potentiel présenté par la Convention de l’UNESCO au sein de l’Europe et à l’échelle mondiale, en insistant sur le rôle de la société civile comme moteur de la mise en œuvre de ce traité.
Le principe de solidarité et de coopération internationales, tel que défini à l’article 2.4, recommande aux États de dépasser une compréhension restreinte du concept de souveraineté. La solidarité et la coopération internationales devraient permettre à tous les pays, particulièrement aux pays en développement et aux économies les moins avancées, de créer et renforcer les moyens nécessaires à leur expression culturelle, y compris leurs industries culturelles, qu’elles soient naissantes ou établies, aux niveaux local, national et international. On estime que la même interprétation devrait s’appliquer aux principes d’accès équitable, d’ouverture et d’équilibre (articles 2.7 et 2.8).
Des garanties juridiques efficaces, dotées d’une vision à long terme, sont nécessaires pour qu’une diversité véritable des expressions culturelles bénéficie à plus qu’un petit nombre d’États nantis et démocratiques indifférents ou condescendants à l’égard du reste du monde.
L’étude complète peut être consultée sur le site de l’un de ses auteurs :
samedi 10 juillet 2010
samedi 10 juillet 2010 à 11:55 :: PlanetAgora
Bulletin Accords bilatéraux et diversité culturelle du 1er juillet 2010
lundi 18 janvier 2010
lundi 18 janvier 2010 à 12:58 :: PlanetAgora
Le sociologue néerlandais Abram de Swaan a décrit le système mondial des langues, hiérarchisé à partir des langues orales (périphériques), centrales (nationales), supercentrales (ex. : arabe, espagnol, français, hindi…), et relié actuellement par une seule langue qui est l’anglais. (Words of the World. The World language system, 2001). Il observe qu’on apprend une langue en fonction de son utilité, laquelle est d’autant plus grande qu’une langue est utilisée par des locuteurs nombreux.
(Pour une présentation critique de cet ouvrage en anglais : http://www.google.fr/search?hl=fr&rlz=1T4GZAZ_frFR252FR253&q=abram+de+swaan&start=30&sa=N )
Pour se convaincre de l’importance stratégique de l’usage d’une langue, on aurait intérêt à relire l’article de David Rothkopf, In Praise of Cultural Imperialism ? paru dans Foreign Policy 1997, (http://www.mtholyoke.edu/acad/intrel/protected/rothkopf.html)
et celui d’Ali Wyne The language of Empire. Why English will keep America’s influence from waning, qui vient de paraître dans la même revue http://experts.foreignpolicy.com/posts/2009/06/08/domination_by_language
Astrid Buskist a proposé une approche pour composer avec la réalité du multilinguisme dans le cadre de l’Union européenne (le résumé de sa contribution est accessible dans les contributions du débat du 21 mars 2008).
Le texte présenté ici par J.-J. Dumont aborde la question sous l’angle des publications scientifiques que les militants les plus actifs semblent considéré comme étant irrémédiablement dominé par l’anglais. Si tel était le cas, les autres langues sont-elles condamnées au repli ? Et quel est l’avenir des alliances à fondement linguistico-culturel comme la Francophonie ou l’Ibéro-Amérique ?
>> Lire l'intégralité de la contribution
Vos commentaires ? Vos propositions sur ces questions ?
jeudi 10 décembre 2009
jeudi 10 décembre 2009 à 15:32 :: PlanetAgora
La Conférence internationale permanente d'Instituts Universitaires de Traducteurs et Interprètes (CIUTI) tiendra son prochain Forum annuel les 28 et 29 janvier 2010 dans les locaux de l'ONU à Genève.
Sur le thème Gouvernance mondiale et dialogue interculturel
, ce Forum réunira une cinquante de spécialistes européens, asiatiques, latino-américains, arabes, etc., pour discuter de traduction et d'interprétariat dans le nouvel environnement géopolitique.
Les sept sessions de travail prévues traiteront notamment des tendances qui se dessinent en Asie, en Amérique latine, dans le Monde arabe et en Russie.
La CIUTI est actuellement présidée par Hannelore LEE-JAHNKE de l'Université de Genève et Martin Forstner est son secrétaire général.
Le thème du Forum présente un intérêt évident pour un public plus large que celui des traducteurs-interprètes. Il est ouvert à tous.
En voici le programme préliminaire :
CIUTI FORUM 2010
GLOBAL GOVERNANCE AND INTERCULTURAL DIALOGUE
Translation and Interpreting in new geopolitical settings
January 28th & 29th - United Nations Geneva - Salle XVIII
Tentative Programme
Thursday, January 28th
Opening Ceremony
9:00 Hannelore LEE-JAHNKE (President of CIUTI)
9:00 Representative of the Government of Geneva
9:20 Jean-Dominique VASSALLI, Rector University of Geneva
9:30 Marion BOERS, President FIT
9:40 UN Geneva
9: 50 Johann AMKREUTZ , President, BDÜ
10:00 Jean TARDIF Secretary General PlanetAgora, Paris: Les dialogues interculturels : incantation ou impératif stratégique ?
10:15 Coffee break
The new political and economic global scene
Moderator: Paul PAUWELS (Lessius, Antwerp, Belgium)
10:30 Martin FORSTNER (Secretary General of CIUTI): New geopolitical developments
10:40 Olga COSMIDOU (Directeur Général, Direction Générale de l’Interprétation et des Conférences, Parlement Européen):
11:00 Marco BENEDETTI (Director General, DG Interpretation, European Commission): DG Interpretation as a global reference; activities in Asia
11:20 Pinuccia CONTINO (DG Translation, European Commission):
11:30 Wolfgang MACKIEWICZ (President, European Language Council, Berlin): Internationalization at home. Language mediation involving non-European languages.
11:50 Bernard MORARD (University of Geneva): Factor driving Globalization
12:10 Yafei SONG (Dean, Guangxi University, Nanning, R.P. China): The China-ASEAN Free Trade Area (CAFTA) – new challenges to translation and interpreting training
12:30 Discussion - Discussion leader: Gyde HANSEN (Copenhagen, Denmark)
13:00 - 14:00 Lunch break
Asia’s driving forces in translation and interpreting
Moderator: Frank PEETERS (University College Antwerp, Belgium)
14:00 Lidi WANG (Beijing Foreign Studies University, P.R.China): Are we ready to meet the needs of tomorrow in Chinas T&I education?
14:20 Wen ZHANG (Beijing International Studies University, P.R.China): The New Challenges for Translation and Interpreting Training in China
14:40 Harry DAI (Shanghai International Studies University): The Market Positioning of Interpreters and Translators and the Schools that train them.
15: 00 Ping YANG (Translators‘ Association of China, Beijing, P.R.China): TOT Program and T & I Training in China
15:20 - 15:40 Coffee break
Moderator: Marie-Josée De SAINT ROBERT (UNOG)
15:40 Yangshen GUO (Southwestern University of Finance and Economics, Chengdu): On translation politics in R.P. China.
16:00 Martha CHEUNG (Hong Kong Baptist University): Cultural politics and contemporary Chinese translation studies
16:20 Lei WANG (Vice Secretary General. China-ASEAN Expo Secretariat, Nanning, P.R.China): CAFTA & Opportunities for Translation and Interpretation
16:40 Michiko TOMIOKA (Tokyo, Japan): The situation of translation and interpreting in Japan: an analysis of the Japanese market
17:00 Frans DE LAET (Secrétaire Général, Fédération Internationale des Traducteurs, Montréal) : Towards converging T & I training for global purpose? FAQ on curriculum design and development
17:20 Discussion Discussion leader: Rita GODIJNS (University College Ghent, Belgium) 18:00 End
Friday, January 29th
Big ambitions for sustained success: Translation in the Arab World Moderator: Maurizio VIEZZI (Università degli Studi di Trieste, Italy)
9:00 Bahaa-eddin MAZÎD (United Arab Emirates University): Translating Arabia; Arabia translating: Translation in the UAE and other GCC countries today
9:20 Suleiman AL-ABBAS (Director, ATLAS Research Center, Jordan): The Role of Research Centers in Translation Development and Translators' Training with Reference to Atlas Global Center for Studies and Research
9:40 Henri AWAISS (ETIB, Université Saint-Joseph, Liban) : La traduction en tant que république souveraine et indépendante : le cas de l’ETIB
10:00 Discussion
Discussion leader: Marie MÉRIAUD-BRISCHOUX (CIUTI)
10:20 - 10:40 Coffee break
Translation on the move: Russian Federation and Central Asia Moderator: Erich PRUNC (CIUTI)
10:40 Anatoliy TORKUNOV (Rector of MGIMO, Moscow):
11:00 Nikolai GARBOVSKIY / Olga KOSTIKOVA (Lomonnosow University, Moskwa, Russia): Traduction sous les conditions geopolitiques nouvelles: cas de la Russie post-sovietique
11:20 Olga EGOROVA (Astrakhan University): Russian, English, or Chinese - the demands of the Shanghai Cooperation Organisation (Shanghajskaja organizacija sotrudnichestva).
11:40 Vadim KOLESNIKOV (Minsk State Linguistic University, Belarus): Les nouvelles sphères géopolitiques et culturelles – quel défi pour la formation des traducteurs: l’exemple biélorusse
12:00 Gerhard BUDIN (Dean, University Vienna, Austria): Problems of Terminology in new geopolitical settings
12:20 Discussion Discussion leader: Frieda STEURS (Antwerp, Belgium)
12:40 Lunch break
Up North: Latin America’s New Orientations
Moderator: Hugo MARQUANT (CIUTI)
14:00 Claudia MEJIA (Universidad de Antioquia, Columbia): NAFTA as a chance for translation services?
14:20 Ana Paulina PENA POLLASTRI (Universidad Nacional de La Rioja, Argentina): MERCOSUR and its importance for translation services
14:40 Mauricio DUQUE (United Nations Geneva): International Spanish at the UN
15:00 Discussion Discussion leader: Peter HOLZER (Universität Innsbruck, Austria)
Translation & Interpretation – your missing link? How to help international business in the new geopolitical framework
Moderator: Peter A. SCHMITT (IALT, Universität Leipzig, Germany)
15: 20 François MASSION (Director DOG, Germany): Crowd sourcing and collaborative translation: A Model for the Future?
15: 40 Johannes BURSCH (Daimler AG, Germany): Acting in the new geopolitical framework – really a new or a different challenge?
16: 00 Benoît KREMER (President, AIIC): A global partnership: how can a professional association respond to the needs of young interpreters and of international businesses alike?
16: 20 Clare DONOVAN (ESIT/ Paris, France): Training and Professional Advocacy
16 : 30 Discussion Discussion leader: Cathérine TEULE-MARTIN (ESIT/PARIS)
17: 00 Coffee break
Room for improvement: translation and interpreting services in difficult situations
Moderator: Marcel THELEN (Zuyd University, Maastricht, Netherlands)
17: 20 Mathieu GUIDERE (Université de Genève) : Traduction et veille multilingue
17: 40 Louis LOUTAN (International Medicine, University Hospital Geneva): Access to words and meaning in times of crisis
18:00 Sarah BORDES (ISIT/Paris): Le travail des interprètes en zone de conflit : le cas de l’Afrique du Sud.
18: 20 Discussion Discussion Leader: Nadia RODRIGUEZ (Universidad Pontificia Comillas, Madrid, Spain)
18: 45 Hannelore LEE-JAHNKE (President of CIUTI): Closing remarks
lundi 7 décembre 2009
lundi 7 décembre 2009 à 12:03 :: PlanetAgora
La revue roumaine consacre son récent numéro (1-6/2009) à la Francophonie.
Voici les rubriques de ce numéro réalisé sous la direction de Sofia Oprescu et d'Alina Ledeanu :
Le concept de Francophonie Entre linguistique et politique Francophonie et francophilie Littérature francophone Poètes roumains d'expression française Créativité dans l'espace wallon Irina Mavodin
Cette revue semestrielle bilingue (roumain/français) dirigée par Alina LEDEANU poursuit ainsi son oeuvre aussi remarquable que courageuse. Elle offre un espace précieux qui permet de lire des auteurs auxquels on aurait difficilement accès par ailleurs.
mardi 24 novembre 2009
mardi 24 novembre 2009 à 12:53 :: PlanetAgora
Ce terme, employé à toutes les sauces, comme celui de culture, signifie-t-il la même chose quand on l'applique à une personne ou à une collectivité ?
La francité, la germanité, l'arabité ou la québécitude sont-elles définissables comme si elles étaient constituées une fois pour toutes ?
Parmi les contributions publiées sur ce débat fondamental, parce que l'identité est liée à la condition même de l'être humain, le portail des revues de l'interculturalité offre dans sa livraison de novembres plusieurs articles intéressants, notamment d'Olivier Barlet, de Joël Roman et de Boubacar Boris Diop. D'autres références suivront dans les jours qui viennent.
vendredi 24 avril 2009
vendredi 24 avril 2009 à 17:34 :: PlanetAgora
Parution du Numéro 2 / Lançamento do Número 2
vendredi 10 avril 2009
vendredi 10 avril 2009 à 15:34 :: PlanetAgora
Sur ce thème souvent évoqué de façon abstraite ou sous la forme d'appel incantatoire, une entrevue réalisée avec l'anthropologue québécois Gilles Bibeau en 1998, est reprise par Hélène Laberge dans l'Encyclopédie de l'Agora où l'on trouve de nombreux textes très stimulants aussi bien sur les enjeux culturels et sociaux que sur les questions de la gouvernance. Les propos de Gilles Bibeau à propos du basculement qui remet en cause un "dialogue" jusqu'à présent défini à partir de l'Occident et suivant ses termes, revêtent un relief singulier à la lumière du G 20 qui vient de se tenir à Londres et qui a vu la Chine commencer à affirmer ses prétentions.
Ces prétentions géopolitiques et géoéconomiques apparaîtront aussi dans leur dimension géoculturelle. Comme le note le philosophe français François Jullien dans son récent ouvrage "Les transformations silencieuses" (Grasset), alors que l'Occident a privilégié, depuis les Grecs, les délimitations, "les idées claires et distinctes" comme disait Descartes, la question de l'identité stable qui rend si difficile de penser ce qui change, la pensée chinoise conçoit l'existence entière comme une transformation continue, elle accorde une place centrale aux transitions incessantes. Ce qui se traduit dans une approche pragmatique du changement.
Le pluralisme culturel ne se réduit donc pas à la diversité des productions culturelles ou audiovisuelles actuelles. Il suppose l'effort de sortir de soi pour comprendre l'autre comme autre, ce qui constitue une exigence difficile pour tous, occidentaux et orientaux. C'est la condition première pour aborder de véritables dialogues interculturels, difficiles et encore trop rares.
mercredi 10 septembre 2008
mercredi 10 septembre 2008 à 10:54 :: PlanetAgora
Chaque jour, dans tous les secteurs d’activité, on peut mesurer le rôle croissant d’Internet. Les médias écrits et l’édition voient leur modèle économique traditionnel remis en cause. Ceux qui parviennent à proposer des formules innovantes y trouvent une nouvelle source de revenus, les autres se trouvent en difficulté croissante. La radio et la télévision réalisent que les moyens de diffusion classiques reculent devant les formules qui permettent les programmes à la demande, ce qui permet en même temps à leurs produits de rester accessibles plus longtemps et partout dans le monde. Internet permet à ceux qui y ont accès de retrouver sur la Toile des informations utiles aussi bien aux universitaires qu’aux étudiants et pour des aspects aussi pratiques que l’achat de biens et de services (voyages, etc.).
On a souvent parlé de fracture numérique pour désigner le fait que les pays en développement avaient un accès très limité à Internet.
Zdnet France rapporte qu’un nouveau projet d’accès internet par satellite à faible coût pour les pays émergents vient d’être lancé le 8 septembre 2008 à Jersey par Google, Liberty Global et HSBC. Sous le nom d’O3b (other 3 billions – « les 3 autres milliards » qui n’ont qu’un accès limité à Internet, ce réseau de 16 satellites dont la construction par le groupe franco-italien Thales Alenia Space est déjà commencée, va va complètement changer l'économie des infrastructures de télécommunications dans des marchés du monde à la plus forte croissance pour les services de communications". Le système O3b va permettre une connexion directe au cœur des réseaux et aux relais cellulaires 3G/Wimax et offrir une performance fibre sur satellite à des prix comparables à celle que connaissent les régions développées.
A l’évidence, ce projet va accélérer la mondialisation culturelle dont les effets se feront sentir encore davantage dans les pays émergents. Cela n’est pas sans conséquence pour le pluralisme culturel mondial.
lundi 16 juin 2008
lundi 16 juin 2008 à 17:36 :: PlanetAgora
Le service de l'information et des conférences fait écho à certaines interventions faites lors du débat organisé le 28 avril 2008 à l'Université Yaoundé 2 en collaboration avec la Chaire Senghor dont le titulaire est Jean Tabi Manga, Recteur de l'Université. Voir le programme du débat (au format .pdf)
''Synthèse de deux ateliers'' du séminaire de préparation du sommet de la Francophonie 2008, tenu le 28 avril 2008 à l’université de Yaoundé 2 à Soa, sur le thème :
« La Francophonie : l’une des réponses à la mondialisation culturelle ? ».
Forts de leurs lourdes responsabilités d’autrefois et d’aujourd’hui au service de la Francophonie, Christian Philip, représentant du président de la République française auprès de la Francophonie, Michel Guillou, président du réseau des chaires Senghor Francophonie et Mondialisation, Jean Tardif, animateur du forum PlanètAgora et Jean Tabi Manga, titulaire de la chaire Senghor Francophonie et Mondialisation de l’université de Yaoundé 2 (Cameroun), n’ont pas que porté une couronne de roses à l’Organisation internationale de la Francophonie pour ses actions dans la mondialisation culturelle.
Conscients de ses enjeux, de son rôle et de ses défis à venir dans « le vaste marché du donner et du recevoir », ils ont aussi reconnu ses limites à côté du « club des gentlemen : le Commonwealth ». Pour un investissement davantage efficient au sein de la mondialisation culturelle, ils ont pensé que la Francophonie doit être « utile, concrète… ». Il faut surtout qu’elle utilise sans complexe les armes de la mondialisation. C’est dans ce sens qu’elle sera « efficace », comme l’a souligné le Pr. Jean Tabi Manga.
Agir en Francophonie par le numérique
La nouvelle ou la troisième Francophonie que Michel Guillou, président du réseau des chaires Senghor « Francophonie et mondialisation », attend de tous ses vœux, sera possible et plausible, si et seulement si elle s’insère dans l’univers numérique. Et pour le démontrer, l’autre animateur de cet échange, le Pr. Albert Benhamou de l’université Pierre et Marie Curie de Paris, s’est inspiré des travaux de Michel Serre dont « l’idée serait de ne pas partir des notions de savoir, des notions de compétence, mais de connecter les hommes entre-eux, selon leurs besoins et leurs possibilités…afin que les exclus soient déjà moins exclus, s’ils sont ensemble… ». Agir en Francophonie par le numérique, conclura-t-il, est signe évident de la force de frappe de « la nouvelle Francophonie vivante et populaire ».
La Francophonie, la production et la diffusion des œuvres culturelles
Professeur de philosophie et ancien ministre de la Communication au Cameroun, Ebénezer Njoh Mouellé, modérateur de cet échange, avait autour de lui : cinéastes, éditeurs et hommes de théâtre… Si, au cours de cette communication, il n’ a à aucun moment minoré les actions que l’Organisation internationale de la Francophonie mène dans ce domaine précis, il a d’emblée reconnu qu’il restait beaucoup à faire. En citant en vrac le prix du jeune écrivain francophone, le prix des 5 continents de la Francophonie, le prix de l’édition africaine, le fonds de promotion d’un film du Sud, le soutien au Fespaco ou aux Écrans noirs, la circulation des artistes… les panélistes se sont davantage appesantis sur l’épineuse question de l’édition en Afrique.
Misères de l’édition
En prenant la parole en tant que directeur des Éditions CLE de Yaoundé au Cameroun, Marcellin Vounda Etoa a frappé les esprits par un énorme paradoxe. Depuis la création de cette entreprise d’édition en 1964, dira-t-il, elle a eu l’essentiel de son soutien des États allemand et néerlandais, rien, presque rien de « Dame Francophonie ».
Entre autres propositions aux chefs d’États africains, il demandera l’instauration des politiques nationales du livre. Une idée qui a convergé avec celles des professeurs Gervais Mendo Ze et Jean Tabi Manga qui, en déplorant le problème de la diffusion du livre et l’absence de la culture de lecture en Afrique, ont proposé la création des espaces de formation aux métiers du livre. Car, pensent-ils, on ne rentre pas dans le domaine de l’édition par effraction.
mardi 22 avril 2008
mardi 22 avril 2008 à 17:38 :: PlanetAgora
ACCUEIL à partir de 8h
8h45 – 9h40 SÉANCE D’OUVERTURE
Président de séance : Jacques FAME NDONGO, Ministre de l’Enseignement Supérieur
Introduction : Chef du Service de l’information
Allocutions : Jean TABI MANGA – Recteur, Directeur de la Chaire Francophonie et Mondialisation
Jean TARDIF - PlanetAgora, animateur du Forum permanent
Michel GUILLOU - Président du Réseau des Chaires Senghor Francophonie et Mondialisation
Christian PHILIP - Représentant du Président de la République française auprès de la Francophonie
Jacques FAME NDONGO - Ministre de l’Enseignement Supérieur
9h40 – 11h45 LA FRANCOPHONIE FACE À LA MONDIALISATION CULTURELLE
Modérateur : Christian PHILIP
Interventions : Jean TARDIF – Michel GUILLOU - Jean TABI MANGA - Albert-Claude BENHAMOU Professeur à l’Université Pierre et Marie Curie
Échange avec la salle
11 H 50 – 12 H 30 LA FRANCOPHONIE, LA PRODUCTION ET LA DIFFUSION DES OEUVRES CULTURELLES
Modérateur : Ebénezer NJOH MOUELLE - Professeur de Philosophie, ancien Ministre de la Communication
Intervenants : Tony MEFE, directeur des scènes du théâtre francophone – Bassek BA KOBHIO, cinéaste, écrivain et éditeur – Mvounda ETOA, éditions CLÉ – Albert-Claude BENHAMOU, professeur, Université Pierre et Marie Curie – Michel KASBARIAN, conseiller culturel, Ambassade de France
Échange avec la salle
Pause déjeuner : Pavillon de la Convivialité
14h30 – 16h LA FRANCOPHONIE DES MÉDIAS
Modérateur : Gervais MENDO ZE - ancien Ministre Délégué auprès du Ministre de la Communication, ancien D.G. CRTV, ancien Président du CIRTEF
Interventions : Essama ESSOMBA, éditorialiste, Cameroon Tribune – Justine DIFFO - Docteur en Droit Privé, Directrice de la Bibliothèque virtuelle et du Centre de Recherche IFCD – CREDO – Patricia MOUNE, directrice du Festival Écrans Noirs
Échange avec la salle
16h10 – 17h10 LA FRANCOPHONIE UNIVERSITAIRE ET SCIENTIFIQUE
Modérateur : Anaclet FOMETHE Recteur, Université de Dschang
Intervenants : Lat Soucabé MBOW – Directeur régional de l’A.U.F. pour l’Afrique centrale
Paul Gérard POUGOUE - Vice-recteur chargé de l’Enseignement et de la Professionnalisation, ancien membre du Conseil Scientifique de l’AUPELF-UREF
Échange avec la salle
16h50 – 18h LA FRANCOPHONIE COMME ACTEUR GÉOCULTUREL
Modérateur : Jean TABI MANGA
Intervenants : René Emmanuel SADI – Sherpa camerounais – Christian PHILIP - Michel GUILLOU - Jean TARDIF
18h05 – 18h30 SYNTHÈSE PROVISOIRE ET SUITES
Jean TABI MANGA – Jean TARDIF
18h30 POINT DE PRESSE
mercredi 16 avril 2008
mercredi 16 avril 2008 à 17:38 :: PlanetAgora
article de Vera Dantas 14/04/2008
Selon l’Association phonographique portugaise PPA l’industrie musicale a enregistré des pertes de 6,1 millions d’euros en 2007 au Portugal. Les profits de la branche ne s’élèvent qu’à 44,5 millions d’euros, soit 12% de moins qu’en 2006 (50,6 millions d’euros).
D’après le rapport sur le marché du disque de la PPA 7,9 millions d’albums ont été vendus en 2007. Le format CD domine toujours le marché (6,7 millions de CD vendus). La catégorie musicale la plus demandée est le pop/rock (4,2 millions d’euros), ensuite vient la musique fado (1,3 millions d’euros).
Bien que l’industrie du disque enregistre un recul, la vente de musique digitale a augmenté de 2,1 à 2,6 millions d’euros. Cela est surtout dû à la vente de musique pour téléphones portables. Sony/BMG est le leadeur du marché avec 18,6% des ventes, suivi par Universal (18,2%) et EMI (14,8%).
Le succès incontesté du marché audiovisuel sont les DVD de musique. Mais là aussi les chiffres sont en baisse : 1,3 millions d’euros de moins qu’en 2006 (7,8 millions d’euros).
La situation du marché du disque portugais est encore moins bonne que celle du marché international. De plus, comme le souligne Eduardo Simões, président de la PPA:“Presque tout est à faire encore dans la lutte contre le piratage digital », contrairement à d’autres pays comme la France ou l’Allemagne où des mesures importantes ont été mises en œuvre.
Source : Lusa News Agency Traduction de l’anglais : Catherine Daraspe
Le même bulletin note par ailleurs que le nouveau ministre de la Culture du Portugal, José António Pinto Ribeiro a annoncé dans une interview accordée à la chaîne de radio Antena 1 qu’il s’engagerait pour faire augmenter le budget culturel jusqu’au moins 1% du budget de l’État, qui s'établit actuellement à 245,5 millions d'euros (ce qui représente 0,45% du budget de l'État). Selon le ministre, « la culture doit retrouver sa place au centre des débats politiques et être considérée comme un thème transversal dans les activités gouvernementales. »
mercredi 16 avril 2008 à 16:36 :: PlanetAgora
eEurope Culture(s) - Brèves 16-04-2008
Le secteur culturel européen emploie 6 millions de personnes. Théâtre, cinéma, musique... La culture fait la richesse de l’Europe, c’est aussi son ciment. A l’ère de la numérisation, comment se porte le secteur culturel ? Peut-il résister aux révolutions technologiques et aux phénomènes comme le piratage en ligne ?
Dans l’hémicycle, les députés européens en ont débattu, la semaine dernière, autour de deux rapports. Voici les points centraux des discussions.
Préserver l'héritage culturel de l’Europe
Le premier rapport débattu, rédigé par le portugais Vasco Graça Moura (Parti Populaire Européen-Démocrates Européens) et intitulé « Un agenda européen de la culture à l’ère de la mondialisation », traite principalement de la protection de l'héritage culturel de l'Europe.
Comme le précise le projet de rapport, « l’Union européenne a tout particulièrement l’obligation de veiller à la richesse culturelle de l’Europe, l’héritage culturel européen devant être préservé, divulgué et partagé ».
Pour cela, le rapport propose plusieurs pistes :
- concevoir un « label du patrimoine européen » pour mettre en valeur la dimension européenne des biens culturels, comme les monuments, les lieux de mémoire et les endroits de commémoration en Europe ; - identifier les industries culturelles « en crise » comme le marché de l’édition ou l’univers de la création musicale, afin de protéger leurs droits de propriété littéraire et artistique, en particulier dans l'environnement numérique ; - créer une « Année européenne » commémorant une personnalité, une activité artistique ou une manifestation culturelle européenne d'envergure : par exemple, 2010 pourrait être proclamée « Année européenne Frédéric Chopin » à l’occasion du bicentenaire de la naissance du compositeur et 2011 pourrait être l' « Année européenne des classiques grecs et latins ».
Soutenir les industries culturelles
Avec l'explosion des téléchargements sur Internet, les industries culturelles et principalement les industries de disques sont dans une situation critique. Comment les stimuler au plan européen ?
L’auteur du second rapport débattu en plénière, le français Guy Bono (Parti Socialiste Européen), propose de :
- créer une « task force » pour la culture et l'économie créative chargée de proposer des mesures concrètes pour les encourager ; - mettre en place un programme similaire au programme MEDIA afin de soutenir les industries culturelles ; - appliquer des crédits d'impôts et des taux réduits de TVA à tous les produits culturels ; - garantir la mobilité transfrontalière des artistes.
En outre, un rapport sur les industries culturelles en Europe se devait d’aborder la question sensible des téléchargements de musique, de films ou de photos sur internet...
L’auteur du rapport, Guy Bono, se refuse à criminaliser les consommateurs « qui ne cherchent pas à réaliser des profits » ; ce n’est pas, selon lui, la bonne solution pour combattre le piratage numérique. Car l’expérience a montré que « les mesures répressives sont des mesures dictées par des industries qui n'ont pas été capables de changer leurs modèles économiques face aux nécessités imposées par la société de l'information », ajoute le rapport, dont l’enjeu central reste de « trouver un équilibre entre les possibilités d'accès aux activités et contenus culturels, la diversité culturelle et une véritable rémunération aux titulaires de droits ». Pour cela, selon Guy Bono, il faut créer de nouveaux modèles d'entreprises, à l'ère numérique, « qui permettent au consommateur de tirer le meilleur parti des nouvelles technologies tout en préservant le droit légitime à la rémunération de la création artistique et culturelle ».