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La Francophonie : l'une des réponses à la mondialisation culturelle? 

Présentation des débats 

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par  Jean TARDIF, délégué général de PlanetAgora

lors du débat La Francophonie : l’une des réponses à la mondialisation culturelle ? organisé par le Forum permanent sur le pluralisme culturel
à Genève

En octobre, Montreux accueillera le XIIIe Sommet de la Francophonie qui s’était réuni pour la première fois à Versailles en 1986.

Le sens proverbial de l’accueil et de l’organisation du pays hôte en fera certainement un événement réussi. Voilà sans doute une occasion intéressante de rencontre et de concertation des plus hauts responsables de quelque 70 États et gouvernements qui ont adhéré à l’Organisation internationale en qualité de membres ou d’observateurs.

 Original par sa composition, ce Sommet ne serait-il qu’un forum supplémentaire pour évoquer les sujets d’actualité ou des questions dont sont chargées d’autres organisations internationales ? Ou traitera-t-il d’enjeux spécifiques ?

 Depuis la création du G5 à Rambouillet en 1975, les Sommets de toute nature se sont multipliés et sans doute banalisés.

 Aujourd’hui, ils suscitent peut-être surtout l’attention moins par leur ordre du jour que par des aspects incidents[1] ou par les importants dispositifs de sécurité qui en font désormais des sommets emmurés. On s’interroge sur leurs résultats en regard de leur coût[2]. On peut même se demander si, « après les compromis vides du G7 »  le G20 ne verra pas à son tour le difficile exercice de coordination internationale déboucher sur des consensus mous à portée bien modeste.[3] Alors même que ce club auto-constitué de puissances, dont la légitimité est contestable, illustre la crise du système international paralysé par les États polarisés sur leur intérêt national.

Question encore plus critique : les Sommets ne révèleraient-ils pas que la crise financière et économique récente est le miroir de la crise du politique, incapable d’inventer les modalités de son exercice pour composer efficacement avec les enjeux de la mondialisation, transfrontaliers par définition, et qui échappent à la logique inter-étatique ou inter-nationale ? Alors que les politiques nationales, toujours nécessaires, n’ont plus prise que sur les effets de la mondialisation. D’où le désarroi grandissant qui s’exprime partout alors même que jamais la demande de politique n’a été aussi pressante.

Le XIIIe Sommet coïncide avec le 40e anniversaire de l’institutionnalisation de la francophonie intergouvernementale à Niamey en 1969. Le monde a bien changé depuis. La Francophonie aussi.

1989 n’a pas seulement marqué la fin du monde bipolaire qui encadrait les relations internationales depuis 1945. S’est ouverte alors une phase accélérée de la mondialisation (qui constitue un dépassement de l’inter-nationalisation), avec la multiplication des interactions entre toutes les économies et les sociétés de la planète et plus seulement entre les États. Avec le déplacement des centres de gravité, le monde ne tourne plus autour de l’Europe. Et certainement pas autour de la Francophonie.

La Francophonie est devenue une organisation internationale (OIF) au moment même où le système international peine à composer avec les enjeux de la mondialisation. Alors que l’Union européenne s’interroge sur ses frontières et sur sa capacité d’agir à 27, l’OIF compte aujourd’hui 70 États et gouvernements à titre de membres ou d’observateurs. Plusieurs d’entre eux ont un rapport pour le moins peu évident avec l’usage d’une langue partagée qui a servi de fondement à ce regroupement volontaire qui ressemble aujourd’hui davantage à une nébuleuse qu’à une Union. Certains voudraient voir dans son élargissement une preuve de son attractivité et de son influence, contrairement à ce qui se passe pour l’Union européenne ou pour l’Otan par exemple. On pourrait s’en féliciter si cette évolution se traduisait par un renforcement de ses capacités d’action commune centrée sur les enjeux spécifiques de cette Alliance. Est-ce bien le cas ?

Il y a une façon simple de composer avec la dialectique élargissement/approfondissement. C’est de revenir à la question politique première, celle-là même que Jacques Delors regrettait de n’avoir jamais vu soulevée lors des Sommets européens : « que pouvons-nous et que voulons-nous faire ensemble dans le cadre qui nous réunit ? ».

Pour la Francophonie, elle se pose dans contexte bien différent de celui de 1969. Beaucoup de questions actuelles nous concernent comme vivants, comme êtres humains, mais aussi comme parlants-français : ce ne sont pas les mêmes, ni les mêmes réponses. Et les réponses ne sont pas fournies par le passé! 

Les autorités suisses ont choisi pour le Sommet de Montreux un thème ambitieux : Vision et défis d’avenir.  Quelles en seront les traductions concrètes ? Pour peu que l’on connaisse la façon dont sont préparés et se déroulent les Sommets, on peut se demander si celui-ci ne débouchera pas simplement sur une nouvelle déclaration solennelle aussi ambitieuse que suivie d’effets aléatoires.[4]   Une vision qui ne se traduit pas en projets reste abstraite ; des projets sans vision risquent de ressembler à de l’agitation.    

Le débat organisé aujourd’hui ne porte pas sur le volet de l’action politique et diplomatique de l’OIF. On peut se réjouir de ce que l’OIF, grâce notamment au prestige de son Secrétaire général, peut faire pour prévenir les conflits, favoriser les concertations, et contribuer à l’élaboration d’un cadre international favorable à la diversité comme elle l’a fait de façon exemplaire pour la Convention sur la promotion de la diversité des expressions culturelles. Mais en matière diplomatique, les organisations interviennent surtout en réaction aux événements. 

L’objet de notre débat porte plutôt sur ce que j’appelle le cœur de métier de cette alliance qui n’est pas seulement intergouvernementale (TV5, AUF…) et qui est fondée sur le partage d’une langue qui n’est plus celle d’un seul pays ni d’une seule culture. Il ne s’agit pas de disserter sur les qualités intrinsèques d’une langue mais bien de se demander ce qu’elle peut permettre de faire d’utile dans le monde actuel pour ceux qui l’utilisent. 

Que voulons-nous faire ensemble pour relever les défis qui nous concernent comme parlants-français, puisque c’est à ce titre que nous avons choisi de nous retrouver dans le cadre de la Francophonie ? Faire ce qu’aucun pays ne peut faire seul à ce titre, i.e. les actions communes à entreprendre et à mener ensemble pour rendre utile notre Alliance et renforcer le potentiel de chacun.

S’agirait-il là d’enjeux marginaux ? On pourrait le penser tellement la Francophonie semble être un non-sujet, universitaire, médiatique, politique, économique ou culturel.

Pour prendre au sérieux cette alliance à fondement linguistico-culturel qu’est la Francophonie, et pas seulement comme Organisation internationale, il faut prendre la culture au sérieux. Et comprendre que la culture ne se résume pas aux beaux-arts.

La culture c’est le système symbolique qui constitue toute société, la distingue des autres et lui fournit les instruments de ses rapports avec les autres.

C’est la matrice dans laquelle chaque personne construit son identité d’être social.

Or, avec la mondialisation, cette matrice n’est plus réductible à son expression « nationale ». La mondialisation modifie de façon radicale les conditions dans lesquelles se déroulent les processus culturels et identitaires. 

Et il n’est pas nécessaire d’invoquer les « chocs de civilisation » pour reconnaître le fait que les facteurs culturels jouent un rôle spécifique de plus en plus grand dans les clivages qui marquent la dynamique mondiale.

La mondialisation – qui n’est pas synonyme d’internationalisation – est un processus complexe caractérisé par la multiplication et l’intensification des interactions entre les différentes parties du monde (pas seulement entre les États).  Elle ne se réduit pas à la globalisation économique et financière.

 Elle comporte une dimension culturelle trop souvent négligée : elle met en présence intensive et en concurrence des visions du monde, des valeurs, des préférences collectives dont les différences deviennent largement perceptibles et acquièrent ainsi une portée stratégique. 

La sphère médiatique globalisée fait émerger non pas une culture mondiale, mais plutôt une « Hyperculture globalisante », qui n’appartient à aucune culture existante. Elle se développe comme « l’Empire de la séduction » qui n’inspire qu’une crainte : l’exclusion de cet eldorado virtuel présenté comme accessible par les vertus du consumérisme individuel. C’est désormais à l’écran devenu portable et répandu à plus de 5 milliards d’exemplaires dans le monde que les jeunes puisent les rêves, les modèles et les marqueurs identitaires plus attrayants que ceux de leur environnement immédiat. Du coup, c’est la capacité de socialisation de toutes les cultures existantes qui en est affectée. Le darwinisme culturel pourrait bien constituer un risque plus important que l’impérialisme culturel (Darwinisme culturel plus dangereux que l’impérialisme culturel) 

Ce processus de « destruction créatrice » constitue bien une véritable mutation dont on ne semble guère mesurer les conséquences. La puissance tient désormais largement à la capacité de manipuler des symboles dans la sphère médiatique globalisée qui révolutionne le concept même d’espace stratégique lié désormais moins à la domination sur un territoire qu’à la capacité d’y accéder par la séduction. C’est dans la sphère médiatique globalisée que se livre aujourd’hui la bataille pour la conquête des esprits et des cœurs.[5] Rien d’étonnant si les États-Unis ont fait de la promotion de leurs images, de leurs valeurs, le 3e pilier de leur puissance depuis l’appel de Roosevelt (1898) à « américaniser le monde ». 

Une question cruciale en découle pour notre débat : les parlants-français (mais aussi les Européens, Hispanophones, etc.) peuvent-ils proposer des éléments d’identification attrayants et valorisants pour les jeunes d’aujourd’hui ? Si tel n’est pas le cas, quelles conséquences ?

 À ceux qui douteraient de l’importance stratégique des enjeux géoculturels, irréductibles aux enjeux géopolitiques et géoéconomiques, à ceux qui considèrent marginales les questions linguistico-culturelles, il faudrait conseiller la lecture de l’article de l’ancien adjoint d’Henry Kissinger au Secrétariat d’État : « In Praise of Cultural Imperialism ? », publié dans Foreign Policy (été 1997). 

Extrait :


«La realpolitik de l'ère de l'information, c'est que l'établissement des normes technologiques, des normes des logiciels, la production des produits d'information les plus populaires, le leadership dans le développement du commerce global des services est aussi essentiel à celui qui veut être leader que l'étaient autrefois les ressources requises pour soutenir l'empire ou l'industrie [] Rien n'a plus d'importance stratégique cruciale pour les États-Unis, seule superpuissance de l'information, que de tout faire pour structurer le développement de l'infrastructure globale de l'information, pour définir les règles qui la gouvernent et l'information qui y circule […] Œuvrer pour une culture globale unificatrice ne relève pas de l'idéalisme, c'est la realpolitik ultime, l'acte ultime de son intérêt bien compris [] Les Américains ne devraient pas nier le fait que parmi toutes les nations du monde, la leur est la plus juste et représente le meilleur modèle pour l’avenir».[6]

 
C’est en regard de cette mutation que constitue la mondialisation qu’il faut répondre à la question du Que voulons-nous faire ensemble pour relever les défis qui nous concernent, comme parlants-français ?

Il ne s’agit donc pas de voir la Francophonie comme une croisade linguistique défensive. Il s’agit de savoir si ceux qui adhèrent volontairement à la Francophonie veulent entreprendre les actions communes indispensables pour faire de cette langue partagée un instrument utile d’échanges, d’interactions privilégiées valorisant leur diversité. L’une des expressions du pluralisme culturel mondial.

 Que voulons-nous faire ensemble ? Cette question peut se décliner de plusieurs façons. On va aujourd’hui l’aborder en deux volets :

Que voulons-nous faire ensemble pour développer une aire d’échanges culturels privilégiés ? Ce qui ne peut être seulement une aire de diffusion d’UNE culture vers les autres mais suppose une forme de réciprocité.

Que voulons-nous faire ensemble pour développer un espace médiatique commun ?

La Francophonie a le grand avantage de pouvoir compter sur un instrument original et performant, sans égal ailleurs : TV5Monde.  Défi : dépasser le stade de la rediffusion. Produire des émissions exprimant et valorisant la diversité. Proposer des rêves, des modèles attrayants et valorisants.

Problème du financement : innovations indispensables (cf infra).

 Nous avons voulu bénéficier de « regards croisés : poser les mêmes questions abordées à partir de la construction européenne.  Peut-on en tirer des enseignements utiles, transposables ? Comment la dimension culturelle, l’atout de la diversité culturelle, sont-ils pris en compte dans la construction européenne pour former le projet de ce que l’on pourrait appeler « l’Europe des cultures » (ce qui ne se réduit pas aux politiques culturelles de la Commission ou du Conseil de l’Europe) ? Quand on regarde les données sur les échanges culturels entre pays européens par rapport à ce que chacun échange avec le reste du monde : peut-on parler d’un marché culturel européen ? Existe-t-il des industries européennes (pas seulement nationales) de la culture et de la communication ?

 Que voient, qu’entendent, que lisent les Européens les uns des autres ? Y a-t-il un média européen commun (pas Euronews limité à l’information… The Financial Times, IHT ? Pourquoi ARTE n’a pas réussi à se développer au-delà du franco-allemand ? Pourquoi le journal The European a-t-il échoué ?

 Question incidente mais reliée : comment les Américains dont les écrans ne proposent pas sur leurs écrans plus de 5% des productions du reste du monde, sont-ils préparés à comprendre le monde dans sa diversité ?

 Pour éviter la succession de discours parallèles, un « papier-martyr » a été proposé comme point de départ commun aux intervenants.  Chacun a été invité à faire suivre les réflexions inspirées de leur expérience de 2-3 propositions qui lui semblent pouvoir répondre aux défis identifiés et susceptibles d’être ensuite développées comme projets d’actions communes.

Quelques pistes soumises :

- Français langue commune utile dans les secteurs d’avenir (pas seulement langue diplomatique) :

 - Financement : limites du financement public. Formules associant acteurs qui ont intérêt et aussi responsabilité comme acteurs géoculturels – Le rôle des publicitaires

Que le SG-OIF constitue un groupe chargé de monter des financements sur projets : numérique – audiovisuel. Formule SODEC à exploiter ? A. Frère, P. Desmarais, AXA… Suisses, Libanais… solliciter entreprises du secteur ICC et publicitaires

- Marché culturel – Industries culturelles francophones (différent d’ICC nationales) –  Un « Erasmus » culturel

- Développer une capacité autonome de proposition (cf Commission UE)

 - Se doter d’un cadre adapté aux exigences spécifiques des échanges culturels : fondé sur les principes de l’ouverture maîtrisée et de l’échange équitable

 Notre rencontre : pas de prétention à la représentativité formelle. Les ressources financières limitées n’ont pas permis d’inviter des ressortissants de tous les horizons de la francophonie, même européenne.

 Sa valeur et son utilité tiennent à la qualité des réflexions et des propositions

 
La francophonie conçue comme le prolongement d’une histoire coloniale est dépassée.

Comme projet politique, son avenir est sans doute lié à une langue de création littéraire de grande qualité mais aussi à une langue de communication médiatique et il dépend aussi de la capacité des parlants-français à en faire une langue utile et performante dans les domaines d’avenir que sont la communication, la technique, la science.

Face à la mondialisation culturelle, la Francophonie peut-elle, (en faisant du pluralisme culturel assumé comme fondement de son projet politique[7]), favoriser la création et la diffusion de ce qui se fait de meilleur en matière culturelle ? Pareil projet est aujourd’hui irréalisable si les médias ne permettent pas aux Francophones de voir, d’entendre et de lire davantage les uns des autres et de créer un espace d’interactions suivies et denses. 

La mondialisation culturelle fournit l’occasion à la Francophonie de se redéfinir, non pas comme une identité-résistance mais comme une identité-projet qui conforte les identités culturelles en leur offrant un cadre élargi d’interactions. Non pas comme un anti-modèle, mais comme un autre modèle fondé sur l’ouverture maîtrisée et l’échange équitable. Une figure du nouveau multilatéralisme concret : la mise en place de réseaux de collaboration effective sur des questions qui concernent les parlants-français. Pour s’instituer en acteur géoculturel crédible, la Francophonie doit retrouver sa raison d’être qui est précisément reliée aux enjeux géoculturels. Son avenir n’est pas déterminé à l’avance ni assuré, il dépend de la volonté et de la capacité de tous les francophones d’engager les actions communes pour s’imposer comme un pôle significatif dans le monde multi-centré qui s’annonce.  

 

NOTES :

[1] Exemple éloquent : au lendemain du Sommet européen, en première page du Financial Times et du IHT du 17 septembre présentait la photo du président français les yeux fermés devant le président roumain en référence à l’incident provoqué par l’expulsion des Roms.

[2] 100 millions $ pour le Sommet de la Francophonie à Québec en 2008 ; 1,2 milliard $ pour le G20 de juin 2010 à Toronto qualifié par certains de « sommet pour presque rien » et qui a donné lieu à quelque 600 arrestations préventives qui ont soulevé de sévères critiques. Remarque de N. Sarkozy lors du Sommet UE-Asie à Bruxelles le 4 octobre 2010 : « les sommets devraient être préparés pour n'être que conclusifs » et il se demandait si on ne pourrait pas  « se contenter d'une conférence téléphonique ou d'échanges de communiqués, ce qui évitera de dégrader notre bilan carbone...»

[3] Le G20 est-il déjà dépassé ? Agnès Bénassy-Quéré & Jean Pisani-Ferry, Telos, 16 Septembre 2010.

 

[4] Cf Daniel S. Miéville, Le Temps, 20 février 2010. Qui pourrait citer un seul paragraphe de la Déclaration du Sommet de Québec en 2008 ? Et en démontrer les effets ?

[5] Cf Joseph Nye sur le Soft Power, mais aussi la Russie qui s’y met, et la Chine avec sa politique des Centres Confucius.

[6] Dans un paragraphe intitulé «Vers une culture globale», il écrit : « Il est de l’intérêt économique et politique des États-Unis de s’assurer que si le monde va vers une langue commune, ce soit l’anglais; que si le monde va vers des normes de communication, de sécurité et de qualité communes, elles soient américaines; que si le monde devient relié par la télévision, la radio et la musique, la programmation soit américaine et que si des valeurs communes se développent, les Américains puissent être à l’aise avec ces valeurs.». (traduction J.T.)

Dans une veine semblable : Antony J. Blinken, (ancien membre du Conseil national de sécurité des États-Unis) «Now the U.S. Needs to Win the Global War of Ideas », International Herald Tribune, 8 Dec. 2001.

[7] Abdou Diouf, l’actuel Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, soutient une telle perspective : « Le pluralisme culturel, un projet politique », Le Monde, 22 mai 2003 http://www.planetagora.org/diouf.html  Cet article fait écho aux débats qui se sont déroulés au cours d’une réunion regroupant des représentants de trois aires linguistiques à Mexico du 2 au 4 avril 2003 :  http://www.3el.org/IMG/pdf/III_Espaces_Mexico_def.pdf

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Débat de Genève : Transcription des débats

La Francophonie à 40 ans : quels projets pour les parlants-français ?
Note de problématique proposée comme point de départ aux intervenants 

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