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Président-animateur :
Yvon
Charbonneau Notes de
présentation
de la première table ronde du débat La
Francophonie : l’une des réponses
à la mondialisation culturelle ?
organisé par le Forum permanent sur le pluralisme culturel
le 21 novembre 2007 à l'Université de
Montréal Programme complet - programme en .pdf
vidéos
des interventions
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Le
Forum permanent sur le pluralisme
culturel a organisé le présent débat
–
après celui de Bucarest en 2006- en vue
d’approfondir la
démarche entreprise depuis quelques années face
à
la question de la mondialisation culturelle, notamment dans les pays de
la Francophonie.
Nous n’avons plus à nous expliquer ce
qu’est la
mondialisation culturelle, et les défis qu’elle
pose sur
le plan de la diversité culturelle et du pluralisme
culturel; ni
à décrire les secousses qu’elle
entraîne dans
le système international, cela ayant
été largement
fait lors de la Rencontre de Bucarest.
D’autre part, les débats et
négociations qui se
sont tenus dans le cadre de l’Unesco de 2003 à
2005 et qui
ont conduit à l’adoption de la Convention portant
sur la
protection et la promotion de la diversité culturelle, ont
fourni l’occasion à un grand nombre de personnes,
d’organisations et de gouvernements de
s’intéresser à ces enjeux
Cette convention a exprimé la volonté des Etats
membres
de l’Unesco d’adopter et de mettre en
œuvre des
politiques et des actions tant sur leur territoire que sur le plan
international visant à assurer une participation plus
équilibrée de tous et chacun aux circuits de la
production culturelle, de la création à la
diffusion et
à la distribution des œuvres culturelles.
A ce jour quelque 75 Etats ont ratifié cette convention dont
le
Comité intergouvernemental de mise en
œuvre se
réunira pour la première fois à Ottawa
en
décembre prochain dans le but d’adopter un train
de
mesures concrètes découlant de cette convention.
Les pays francophones ont joué un rôle majeur dans
l’avènement de ce nouvel instrument de droit
international; ils l’ont fait collectivement et ils ont
reçu l’appui explicite de la Francophonie
à travers
l’OIF et son Secrétaire
général. Ils
ont aussi conjugué leur démarche, leurs
interventions et
leur action avec les autres aires géoculturelles,
hispanophone,
lusophone et arabophone notamment.
La question qui se pose à nous dans le cadre de cette
Rencontre
préparatoire au prochain Sommet de la Francophonie de
l’été 20008 est la suivante :
que faire pour
que la Francophonie se considère et soit
considérée comme une réponse
à la
mondialisation culturelle, et quelle orientation donner à
cette
réponse?
En effet, force est de reconnaître que la réponse
et les
mesures que pourront prendre chacun des Etats membres de
l’Unesco
dans le cadre de la Convention de 2005 – quelles
que soient
l’ambition et la vigueur de ces mesures –
demeureront
limitées face au défi réel du
pluralisme culturel
et de la diversité culturelle.
En effet l’action à envisager dépasse
de beaucoup
la sphère propre de la politique institutionnelle des Etats
si
organisés et bien intentionnés puissent-ils
être.
L’enjeu est extra-national et il appelle à
l’action
concertée des entités dont le fondement est
d’ordre
linguistico-culturelle, telle la Francophonie qui, à
défaut d’être dotée
d’un pouvoir
extra-national formel, peut exercer de l’influence et
déclencher des actions de mobilisation au sein
d’organisations intergouvernementales et internationales
où se retrouvent ses membres, ainsi qu’on
l’a vu
pendant la négociation de la Convention de 2005 de
l’Unesco.
Cette Table ronde va se concentrer sur un aspect de ce défi,
soit la production et la diffusion des œuvres culturelles de
la
Francophonie dans un contexte global caractérisé
par au
moins les trois traits suivants : le pluralisme
culturel,
caractéristique inhérente à la
Francophonie
elle-même; le mouvement de la mondialisation culturelle qui
tend
toujours davantage à la concentration et à la
standardisation de la production culturelle dans l’ensemble
des
grandes aires géoculturelles; et la mise en place
conséquente d’empires culturalo-financiers
fondés
sur le « tout-au-numérique» et
l’intégration des réseaux de
création, de
diffusion et de distribution.
Que peut, que doit faire la Francohonie comme organisation regroupant
près de 70 Etats ou gouvernements pour appuyer et mettre en
œuvre une autre mondialisation sur le plan culturel?
Que peut, que doit faire la Francophonie pour assurer
l’épanouissement et la
pérennité de son
caractère distinctif dans l’ensemble du patrimoine
de
l’humanité?
Ces graves questions, nous nous les posons tous, et pour le moment,
elles se posent
plus particulièrement aux membres de cette Table ronde.
En débattre sur le FORUM »
Toutes
les interventions : Introduction de Bernard Descôteaux
1.- La
Francophonie de l'information et des médias
Yvon
Turcot - Suzanne
Gouin (TV5 Québec-Canada) - Pierre
Lampron (TVA) - Robert
Pilon (Radio Canada) - Regard
extérieur : Sheila Copps 2.- La
francophonie et la production et la diffusion des oeuvres culturelles
Yvon
Charbonneau - Gilles
Corbeil (SODEC) - Jacques
Dufresne – Alain
Pineau (Conférence canadienne des Arts) - Pierre
C. Bélanger (Université d’Ottawa)
- Regard
extérieur : Jean-Claude Corbeil 3.- La
francophonie universitaire Yvon
Charbonneau - Patrick
Chardenet (AUF) - Denis
Monière (Université de Montréal)
- Michel
Guillou (IFRAMOND – Lyon) -
Regard extérieur : Jim Jackson 3.- La
francophonie comme acteur géoculturel Jean-François
Lisée - Louise
Beaudouin (Université de Montréal) - Jacques
Crête (ancien directeur du
cabinet du S.G. de l’OIF) - Jean-Louis
ROY - Jean
TARDIF |