| La
mondialisation culturelle est un processus qui entraîne la
multiplication, l'accélération et l'intensification des interactions
entre les sociétés et leurs cultures. Repli, résignation, ou défensive
ne constituent pas des réponses appropriées à ce défi inédit. Ni la
puissance, ni la force, ni la régulation internationale, ni la gestion
bureaucratique ne peuvent apporter les réponses appropriées à ces
défis. Il faut inventer les moyens de gérer ces processus globaux et
non seulement leurs effets à l'échelon national. Il appartient aux
sociétés de définir les conditions dans lesquelles elles veulent
aménager leurs interactions en faisant de leurs différences un
enrichissement et non une cause de conflits. C'est à travers de
nouvelles instances de délibérations sur ces enjeux extra-nationaux
qu'on pourra redéfinir constamment ces conditions. En partant du
principe qu'en matière culturelle, l'ouverture indispensable est
indissociable de la réciprocité. Aucun deus ex machina ne viendra
gouverner la mondialisation culturelle. Résultant non pas de la
fatalité mais de décisions humaines, ce processus doit être maîtrisé
par une démarche politique qui associe toutes les catégories d'acteurs
concernés pour définir les conditions de l'exercice de leurs
responsabilités. Quelles doivent être les règles du jeu dans ce nouveau
champ de pouvoirs et de contre-pouvoirs ? Quel rôle peuvent jouer les
espaces géoculturels ?
coordonateur du débat : M. Jean TARDIF
Liste des sujets qui
seront abordés :
L'américanisation et l'expansion planétaire
du conflit ethnique : le piège de la mondialisation
Mondialisation : la French Touch
De la communauté culturelle
francophone de
Senghor
à la Francophonie politique d'aujourd'hui
Culture et
développement : quels rapports ?
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: discuter sur ces sujets (accéder au FORUM) »
En prévision du Sommet Rio+20
Culture et développement : quels rapports ? 
Rio+20 risque d’être victime de la crise
économique et financière qui polarise l’attention médiatique et
politique et relègue dans l’ombre toute autre question qui ne soulève
pas instantanément une forte émotion. Le séisme qui a frappé Fukushima
en mars 2011 a disparu des écrans sans qu’on en ait tiré les
conséquences. À l’évidence insoutenable, le modèle néolibéral avec son
corollaire consumériste est encore présenté comme la voie vers la
croissance confondue avec le développement. Pour amorcer
l’indispensable changement de paradigme, il faut reconnaître qu’il n’y
a pas d’exemple de développement réussi et viable sans ancrage réel
dans la culture d’une société. La culture n’est pas l’un des piliers du
développement, elle en est l’assise et le moteur. Le tournant crucial
que devrait en conséquence engager Rio+20, c’est de prendre en compte
le nouvel écosystème symbolique que fait émerger la mondialisation
culturelle et ses conséquences sur la sécurité culturelle qui n’est pas
moins importante que celle de l’écosystème physique. Lire le texte de
Jean TARDIF »
Débats
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De la communauté culturelle francophone de Senghor
à la Francophonie politique d'aujourd'hui
Qu’est-ce que la Francophonie ? Cette question faussement simple se
pose en termes bien différents de ceux utilisés par Senghor, Bourghiba,
Diori qui ont été à l’origine de son institutionnalisation. «
L’ensemble des populations parlant français », communauté culturelle,
union géoculturelle, organisation internationale à vocation
généraliste, aire d’influence ou laboratoire original qui permettrait
de construire l’une des réponses à la mondialisation culturelle ? Le
texte qui suit invite à y réfléchir et à en discuter avant le Sommet
qui se tiendra à Québec en octobre 2008. Jean Tardif, le 22 février
2008 Lire le texte de
Phan Thi Hoai TRANG et de Michel GUILLOU »
Débats
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Mondialisation : la French Touch
Maîtriser la mondialisation : origine et
portée du concept
Le concept de « mondialisation maîtrisée » a été introduit en
1999 par Pascal Lamy qui proposait que des règles soient écrites et
suivies, que la juridiction des organisations internationales soit
étendue, et que les pouvoirs de ces mêmes organisations soient
augmentés. Le fait de réécrire les règles, de codifier les normes et de
donner plus de pouvoirs aux organisations internationales a étendu
l’emprise de la mondialisation. Paradoxalement, en permettant aux
organisations internationales de maîtriser la mondialisation au lieu de
la libérer et de la débrider, on a contribué à forger un monde plus
libéral et plus mondialisé.
En pratique, la mondialisation maîtrisée a été tout sauf
asphyxiante. Certes, les règles globales ont été codifiées et les
institutions ont vu leurs pouvoirs renforcés. Mais le contenu de ces
règles a été libéral, et les organisations ont utilisé leurs pouvoirs
ainsi renforcés pour encourager la libéralisation des marchés de biens,
de services et de capitaux.
Dans un article publié par l’Agence intellectuelle Telos
le 12 0ctobre 2007, Rawi Abdelal et Sophie Meunier évoquent le rôle
joué par des Français à cet égard.
Lire le texte de Rawi ABDELAL et Sophie
MEUNIER»
Débats
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L'américanisation et l'expansion planétaire du conflit
ethnique : le piège de la mondialisation
Dans une communication présentée à la Conférence de Grenade, Katérina
Sténou, directricedes politiques culturelles et du dialogue
interculturel à l'UNESCO souligne la nécessité en même temps que les
exigences du dialogue interculturel à une époque où la diversité
culturelle omniprésente peut être perçue comme une menace ou comme un
appel au dialogue. Tout dialogue comporte le risque de poser, d'un
commun accord, les sujets de discorde en même temps qu'il offre la
chance de l'ouverture. Le dialogue sans risque n'est que bavardage ; le
dialogue sans opportunités n'est qu'autosuffisance dont les causes,
extrêmement variables, vont de la paresse intellectuelle à la volonté
de domination... Lire le
texte de Katérina STENOU»
Débats
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