intervention
du Professeur Albert-Claude BENHAMOU
lors du débat La
Francophonie : l’une des réponses
à la mondialisation culturelle ?
organisé par le Forum permanent sur le pluralisme culturel à Yaoundé Programme
(en .pdf)
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Le
numérique doit être la nouvelle force de frappe pour le
développement d’une Francophonie vivante, utile,
solidaire.
La
Francophonie doit entrer dans l’ère de la civilisation
numérique, de la société du savoir et du partage
pédagogique : celle de l’internet, des blogs,
ipods, iphones, webcams, de la visioconférence en ligne, des
écoles et des universités numériques, des
bibliothèques numériques et des musées
numériques, nationaux, européens, internationaux,
francophones et multilingues, des wiki, des sites de partage tels
« youtube » ou « dailymotion »,
celle des radios et des télévisions en ligne, de la
TNT, de la vidéo à la demande, des ressources libres
d’accès, francophones et/ou multilingues.
On
a besoin d’une rupture avec une Francophonie trop institutionnelle
et un besoin d’identité francophone ressenti par tous
les citoyens des pays de la Francophonie qui ont envie de
Francophonie.
Cela
passe par la mise en réseau d’outils numériques
d’éducation et des cultures francophones, puissants,
performants, modernes et conçus pour le partage solidaire.
Quatre
volets sont nécessaires pour fonder cette nouvelle politique :
1/
La mise en place en 2008 lors du Sommet de Québec, d’un
« GRAND PORTAIL NUMERIQUE DE LA FRANCOPHONIE »
un portail des lumières des mondes francophones,
permettra d’organiser en accès libre les ressources
numériques industrialisées couvrant tous les champs de
l’éducation, des savoirs et des cultures francophones.
L’enseignement du français langue étrangère,
seconde, ou maternelle en ligne, y trouvera toutes les ressources
nécessaires.
2/
L’installation, dans le cadre d’une pédagogie numérique
adaptée à tous les niveaux, d’un « PLAN
FRANCOPHONE DE FORMATION DE FORMATEURS-TUTEURS ». Cette
pédagogie est fondée sur les formations
face à face et à distance, synchrones et/ou
asynchrones, et utilisant en particulier les avantages de la
visioconférence sur Internet (flexibilité, mobilité,
accessibilité, faibles coûts) et ceux combinés
des « tableaux blancs interactifs » (les TBI).
3/
La démocratisation de l’ACCES A HAUT DEBIT, indispensable
pour l’Euro-Méditerranée, l’Afrique, ou l’Asie du
Sud Est. Les technologies sans fil de longue portée du
WIMAX, ou la 3G+, les satellites « low cost »,
le déploiement de serveurs miroirs, dans tous les pays
du Sud, sont nécessaires pour les actions culturelles,
d’éducation, de télé-médecine, de
co-développement. Les organismes internationaux, nationaux
francophones et non francophones d’aide au désenclavement
numérique des pays en voie de développement
coordonneront leur action pour atteindre ce nécessaire
changement d’échelle.
4/
Le lancement, en mars 2008, d’un PLAN MIPE/ENSEIGNANT « COMMERCE
NUMERIQUE EQUITABLE » (un micro-ordinateur par
enseignant + un vidéo projecteur +un tableau blanc interactif
(TBI) à bas prix, par classe ou par établissement).
L’accès
collectif au numérique (enseignants et apprenants en
réseaux) constituera la moteur de cette révolution
pédagogique. L’enseignement du français en sera l’une
des applications majeures, mais ces outils s’appliqueront à
toutes les thématiques. Une charte sera signée avec les
partenaires industriels en Octobre 2008 à Québec.
En débattre sur le FORUM »
Débat de Yaoundé : Programme complet (.pdf)
Autres interventions : Albert-Claude BENHAMOU : TICE, enseignement supérieur et éthique Justine DIFFO TCHUNKAM : Le numérique francophone Gervais MENDO ZE : la Francophonie des médias Christian PHILIP : l'une des réponses à la mondialisation culturelle? Paul-Gérard POUGOUE : la Francophonie universitaire et scientifique René SADI : la Francophonie dans l'espace culturel mondial Jean TABI MANGA : la corps de métier et la magistrature d'influence
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